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12/04/2017

Morceaux choisis - 62 / Pape François

Pape François

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Il est vrai que souvent Dieu semble ne pas exister: nous constatons que l'injustice, la méchanceté, l'indifférence et la cruauté ne diminuent pas. Pourtant, il est aussi certain que dans l'obscurité commence toujours à germer quelque chose de nouveau, qui tôt ou tard produira du fruit. Dans un champ aplani commence à apparaître la vie, persévérante et invincible. La persistance de la laideur n'empêchera pas le bien de s'épanouir et de se répandre toujours. Chaque jour, dans le monde renaît la beauté, qui ressuscite, transformée par les drames de l'histoire. Les valeurs tendent toujours à réapparaître sous de nouvelles formes, et de fait, l'être humain renaît souvent de situations qui semblent irréversibles. C'est la force de la résurrection.

Pape François, La joie de l'Evangile - Exhortation apostolique (Bayard/Mame/Cerf, 2014)

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25/03/2017

Prier avec Marie - 53 / Pape François

Pape François

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O Mère, aide notre foi! Ouvre notre écoute à la Parole, pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et Son appel. Eveille en nous le désir de suivre Ses pas, en sortant de notre terre et en accueillant Sa promesse. Aide-nous à nous laisser toucher par Son amour, pour que nous puissions Le toucher par la foi. Aide-nous à nous confier pleinement à Lui, à croire en Son amour, surtout dans les moments de tribulations et de croix, quand notre foi est appelée à mûrir. Sème dans notre foi la joie du Ressuscité. Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul. Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus, pour qu’Il soit lumière sur notre chemin. Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant, qui est le Christ Lui-même, ton Fils, notre Seigneur!

Pape François, Prière à Marie, dans: Enyclique Lumen Fidei (w2.vatican.va)

image: La Vierge des pauvres, Banneux / Belgique (rosarioonline.altervista.org)

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12/03/2017

Morceaux choisis - 635 / Pape François

Pape François

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La Carême est un chemin: il nous conduit à la victoire de la miséricorde sur tout ce qui cherche à nous écraser ou à nous réduire à quelque chose qui ne convient pas à la dignité des fils de Dieu. Le Carême est la route de l’esclavage à la liberté, de la souffrance à la joie, de la mort à la vie. Le geste des cendres par lequel nous nous mettons en chemin nous rappelle notre condition d’origine: nous avons été tirés de la terre, nous sommes faits de poussière. Oui, mais poussière dans les mains amoureuses de Dieu qui souffle Son Esprit de vie sur chacun de nous et veut continuer à le faire; Il veut continuer à nous donner ce souffle de vie qui nous sauve des autres types de souffle: l’asphyxie étouffante provoquée par nos égoïsmes, asphyxie étouffante générée par des ambitions mesquines et des indifférences silencieuses; asphyxie qui étouffe l’esprit, réduit l’horizon et anesthésie les battements du cœur. Le souffle de la vie de Dieu nous sauve de cette asphyxie qui éteint notre foi, refroidit notre charité et détruit notre espérance. Vivre le Carême c’est désirer ardemment ce souffle de vie que notre Père ne cesse de nous offrir dans la fange de notre histoire.

Le souffle de la vie de Dieu nous libère de cette asphyxie dont, souvent nous ne sommes pas conscients, et que nous sommes même habitués à normaliser, même si ses effets se font sentir; cela nous semble normal car nous sommes habitués à respirer un air où l’espérance est raréfiée, un air de tristesse et de résignation, un air étouffant de panique et d’hostilité.

Le Carême est le temps pour dire non. Non à l’asphyxie de l’esprit par la pollution causée par l’indifférence, par la négligence à penser que la vie de l’autre ne me regarde pas, par toute tentative de banaliser la vie, spécialement celle de ceux qui portent dans leur chair le poids de tant de superficialité. Le Carême veut dire non à la pollution intoxicante des paroles vides et qui n’ont pas de sens, de la critique grossière et rapide, des analyses simplistes qui ne réussissent pas à embrasser la complexité des problèmes humains, spécialement les problèmes de tous ceux qui souffrent le plus. Le Carême est le temps pour dire non; non à l’asphyxie d’une prière qui nous tranquillise la conscience, d’une aumône qui nous rend satisfaits, d’un jeûne qui nous fait nous sentir bien. Le Carême est le temps pour dire non à l’asphyxie qui nait des intimismes qui excluent, qui veulent arriver à Dieu en esquivant les plaies du Christ présentes dans les plaies des frères: ces spiritualités qui réduisent la foi à une culture de ghetto et d’exclusion.

Le Carême est le temps de la mémoire, c’est le temps pour penser et nous demander: qu’en serait-il de nous si Dieu nous avait fermé la porte? Qu’en serait-il de nous sans Sa miséricorde qui ne s’est pas lassée de pardonner et qui nous a toujours donné l’occasion de recommencer à nouveau? Le Carême est le temps pour nous demander: où serions-nous sans l’aide de tant de visages silencieux qui, de mille manières, nous ont tendu la main et qui, par des gestes très concrets, nous ont redonné l’espérance et nous ont aidé à recommencer?

Le Carême est le temps pour recommencer à respirer, c’est le temps pour ouvrir le cœur au souffle de l’Unique capable de transformer notre poussière en humanité. Il n’est pas le temps pour déchirer nos vêtements face au mal qui nous entoure, mais plutôt pour faire de la place dans notre vie à tout le bien que nous pouvons faire, nous dépouillant de tout ce qui nous isole, nous ferme et nous paralyse. Le Carême est le temps de la compassion pour dire avec le psalmiste: Rends-moi la joie d’être sauvé, qu'un esprit généreux me soutienne, pour que par notre vie nous proclamions ta louange (Ps 51,14), et pour que notre poussière – par la force de Ton souffle de vie – se transforme en poussière aimée.

Pape François, Homélie pour le Mercredi des Cendres - 1er mars 2017 (w2.vatican.va)

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23/02/2017

Morceaux choisis - 624 / Pape François

Pape François

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Nous sommes tous des pécheurs. Mais une communauté où il y a des médisantes et des médisants est une communauté qui est incapable de rendre témoignage. Voulez-vous une paroisse parfaite? Pas de médisances. Rien. Si tu as quelque chose contre l’autre, va le lui dire en face; mais pas entre vous. Cela est le signe que l’Esprit Saint est dans une paroisse. Les autres péchés, nous les avons tous. Il existe une collection de péchés: un prend celui-ci, l’autre prend celui-là, mais nous sommes tous pécheurs. Ce qui détruit une communauté, comme une termite, ce sont les médisances. Que le Seigneur vous fasse ce don, cette grâce: jamais, jamais mal parler l’un de l’autre.

Pape François, Visite pastorale à la paroisse romaine Santa Maria à Setteville - 15 janvier 2017 (w2.vatican.va)

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03/01/2017

Morceaux choisis - 598 / Pape François

Pape François

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Une mondialisation de l'indifférence s'est développée au point de nous rendre incapables d'éprouver de la compassion devant le cri de douleur des autres. Leur prêter attention semble ne plus être de notre ressort. Nous avons créé de nouvelles idoles. L'adoration de l'antique veau d'or se retrouve dans le fétichisme de l'argent et d'une économie sans visage humain qui réduit l'homme à un seul besoin: la consommation. L'argent gouverne au lieu de servir.

Pape François, La joie de l'Evangile - Exhortation apostolique (Bayard/Mame/Cerf, 2014)

image: http://lexpansion.lexpress.fr

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12/12/2016

Morceaux choisis - 586 / Pape François

Pape François

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Face aux questions qui émergent du cœur de l’homme et aux défis qui surgissent de la réalité, nous pouvons éprouver une sensation d’égarement et sentir un manque d’énergie et d’espérance. Il y a le risque que la mission chrétienne apparaisse comme une pure utopie irréalisable ou, en tout cas, comme une réalité qui dépasse nos forces. Mais si nous contemplons Jésus ressuscité, qui marche aux côtés des disciples d’Emmaüs (Lc 24,13-15), notre confiance peut être ravivée; dans cette scène évangélique, nous avons une authentique liturgie de la route qui précède celle de la Parole et du Pain rompu et nous fait savoir que, à chacun de nos pas, Jésus est à nos côtés! Les deux disciples, blessés par le scandale de la Croix, sont en train de retourner chez eux en parcourant la voie de l’échec: ils portent dans leur cœur une espérance brisée et un rêve qui ne s’est pas réalisé. En eux, la tristesse a pris la place de la joie de l’Évangile. Que fait Jésus? Il ne les juge pas, Il parcourt la même route qu’eux et, au lieu d’élever un mur, Il ouvre une nouvelle brèche. Lentement, il transforme leur découragement, il rend brûlants leurs cœurs et ouvre leurs yeux, en annonçant la Parole et en rompant le Pain. De la même manière, le chrétien ne porte pas seul l’engagement de la mission, mais dans les fatigues et dans les incompréhensions, il fait aussi l’expérience que Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire.

Pape François, Message pour la 54e Journée Mondiale de Prière pour les Vocations - 27 novembre 2016 (w2.vatican.va)

image: Les pélerins d'Emmaüs (jardinierdedieu.com)

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08/12/2016

Morceaux choisis - 26 / Hans-Urs von Balthasar

Hans-Urs von Balthasar

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Fais ce que tu veux, tu resteras prise dans l'amour. Toi, ma sauvage, je t'ai élevée de terre alors que tu te débattais et te roulais dans ton sang, je t'ai lavée dans le bain de mon sang, dans le bain d'eau de mon baptême et dans la parole de vie, et je me suis créé une Eglise splendide, sans ride ni tache, sainte et immaculée. Tu peux toujours te comporter comme une courtisane et me trahir chaque jour avec un autre, tu n'es pas celle dont tu te donnes l'air, pour l'éternité tu es mon corps sans tache et ma chaste épouse. Je veux revêtir ta honte d'une telle sainteté que le parfum de tes vêtements remplira toute la terre, et que personne ne pourra nier l'avoir vraiment, charnellement, ressenti. 

Je veux placer entre tes mains un tel amour à répandre que tu recevras comme nom parmi les nations: la cité digne d'amour et la cité d'amour. Et je veux te mettre dans le coeur un tel souci du monde et de mes brebis perdues que le troupeau assoupi flairera le berger et accoura vers toi presque malgré lui. L'affront que tu me prépares ne sera pas aussi grand que la honte que je te communiquerai en la tirant du trésor de ma croix; la moquerie qu'ils répandront sur toi sera ridicule, comparée à celle que je te remets comme mon cadeau précieux et mon présent de noces inestimable, puisé dans la réserve de mes divines souffrances. La faiblesse minable, avec laquelle tu te tiens devant le monde en ce siècle de ruine, incapable de le transformer, cette faiblesse est enveloppée dans le mystère de ma propre faiblesse, car quand ai-je moi-même été assez fort pour renouveler le visage extérieur de ce monde? Ainsi je veux te transformer en celle que tu n'es pas, et te créer en te faisant sortir de la seule force de mon coeur, comme Eve de la côte d'Adam. 

En toi mon coeur d'homme se dilate pour devenir le coeur du monde. Tu es toi-même le coeur saint des peuples, saint par moi, mais unifiant le monde pour moi, faisant circuler mon sang à travers le corps de l'histoire. En toi mûrit ma rédemption, en toi je grandis moi-même jusqu'à ma taille parfaite jusqu'au jour où, ne faisant qu'un avec toi, dans l'alliance de la chair une et double, je déposerai aux pieds du Père le royaume que nous formons, moi et toi, mon épouse et mon corps. Le lien de notre amour, voilà le sens du monde. Tout s'achève en lui. Car le sens du monde est l'amour.

Hans-Urs von Balthasar, L'Epouse - extrait, dans: Le coeur du monde (Desclée de Brouwer, 1976)

image 1: François, pape

image 2: Benoît XVI, pape

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