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23/02/2017

Morceaux choisis - 624 / Pape François

Pape François

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Nous sommes tous des pécheurs. Mais une communauté où il y a des médisantes et des médisants est une communauté qui est incapable de rendre témoignage. Voulez-vous une paroisse parfaite? Pas de médisances. Rien. Si tu as quelque chose contre l’autre, va le lui dire en face; mais pas entre vous. Cela est le signe que l’Esprit Saint est dans une paroisse. Les autres péchés, nous les avons tous. Il existe une collection de péchés: un prend celui-ci, l’autre prend celui-là, mais nous sommes tous pécheurs. Ce qui détruit une communauté, comme une termite, ce sont les médisances. Que le Seigneur vous fasse ce don, cette grâce: jamais, jamais mal parler l’un de l’autre.

Pape François, Visite pastorale à la paroisse romaine Santa Maria à Setteville - 15 janvier 2017 (w2.vatican.va)

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22/02/2017

Morceaux choisis - 623 / Martin Luther King

Martin Luther King

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Aujourd'hui, dans la nuit du monde et l'espérance de la Bonne Nouvelle, j'affirme avec audace ma foi en l'avenir de l'humanité! Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendront les hommes incapables de faire une terre meilleure. Je refuse de croire que l'être humain n'est qu'un fétu de paille, ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d'influencer en quoi que ce soit le cours des évènements.

Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent que l'homme est à ce point captif de la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre, que l'aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir réalité. Je refuse de faire mienne la prédiction cynique que les peuples descendront l'un après l'autre dans le tourbillon du militarisme, vers l'enfer de la destruction thermo-nucléaire. Je crois que la vérité et l'amour sans conditions auront le dernier mot, effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.

Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l'espoir d'un matin radieux. J'ose croire qu'un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, pour l'éducation et la culture, pour la santé de leur esprit, l'égalité et la liberté pour la vie de leur cœur. Je crois également qu'un jour, toute l'humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois également que la volonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. Le loup et l'agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier dans sa vigne, et personne n'aura plus raison d'avoir peur.

Je crois fermement que nous l'emporterons!

Martin Luther King, Discours du prix Nobel de la Paix - Décembre 1964 / extrait (emile.hennart.pagesperso-orange.fr)

21/02/2017

Morceaux choisis - 187 / Adrienne von Speyr

Adrienne von Speyr

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Se regarder l’un l’autre est déjà une conversation. Quand un homme qui croit en Dieu et L’aime voit dans le monde tout ce qui est une manifestation de l’amour de Dieu, par exemple deux êtres qui s’aiment, ou quelque chose de beau, ou quelque chose de douloureux, tout ce qui manifeste l’amour de Dieu dans la création, cette vue est immédiatement une conversation. La vraie contemplation est le contraire du quiétisme. La vraie contemplation est toujours feu vivant, éclosion de vie éclatante, profession de foi. Elle est dans la création parole vivante de Dieu, qui brûle dans la substance de l’homme comme un feu caché. Si une fois Dieu a parlé, si une âme l’a entendu, le silence n’est plus jamais un silence vide, ni le seul écho de la parole, il est l’accueil de la parole, son accueil vivant et actif. Dans le silence, l’âme devient le sein de la parole. Par le silence, l’homme qui a écouté est devenu autre.

Adrienne von Speyr, Un feu caché (abbaye-saint-paul-wisques.com)

image: http://www.lavie.fr

20/02/2017

Morceaux choisis - 622 / François Mauriac

François Mauriac

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Il arrive que je me sente d'autant plus proche d'un croyant, d'un homme pieux, qu'il se trouve plus éloigné de ma propre Eglise. Cela n'est un paradoxe qu'en apparence. Devant un musulman ou un juif, s'ils sont dévots, je sais d'avance, avant qu'ils aient ouvert la bouche, ce qui me sépare d'eux. L'abîme, entre nous, m'est en quelque sorte familier. Il ne saurait y avoir de surprise. Mais ce qui ne m'est pas familier et qui m'enchante quand je les découvre, c'est tout à coup cette parole d'adoration que je reconnais, cette prière qui pourrait jaillir de mon propre coeur, cet amour du Père qui est au ciel, et quelquefois, et même chez certains juifs, cet attrait pour le Christ.

Dans les trop rares occasions qui me sont données de rencontrer un véritable israélite, un musulman mystique, je songe à toutes les demeures qu'il y a dans la maison du Père. Et ce que je ressens à l'égard d'un fils d'Israël ou d'un fils du Prophète, je le ressens plus encore, il va sans dire, avec les chrétiens de confessions différentes mais qui vivent du Christ, avec ceux de mes frères séparés qui ont une foi vivante, ou avec certaines âmes qui n'appartiennent à aucune confession déterminée.

C'est un peu comme lorsque nous découvrons que des étrangers connaissent et aiment comme nous un endroit secret de la forêt qui était le but de nos promenades solitaires. Nous admirons qu'ils y soient parvenus par d'autres chemins dont nous-mêmes n'avons aucune idée.

François Mauriac, Ce que je crois / extraits, dans: Oeuvres autobiographiques (Bibliothèque de la Pléiade/Gallimard, 1990)

image: Tunisie (http://tunisie.co)

17/02/2017

Morceaux choisis - 621 / Guigues II le Chartreux

Guigues II le Chartreux

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S'il est permis de s'exprimer ainsi, la lecture apporte une nourriture substantielle à la bouche, la méditation mâche et triture cet aliment, la prière obtient de goûter, la contemplation est la douceur même qui réjouit et refait. La lecture est dans l'écorce, la méditation dans la moelle, la prière dans l'expression du désir, la contemplation dans la jouissance de la douceur obtenue.

Guigues II le Chartreux, Lettre, dans: Revue Carmel No 129 / Vivre de la parole de Dieu, Septembre 2008 (Editions du Carmel, 2008)

image: Abbaye de La Trappe, France (latrappe.fr)

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14/02/2017

Morceaux choisis - 620 / Jean-Raphaël Walker

Jean-Raphaël Walker

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Lorsque nous allons rendre visite à quelqu'un pour la première fois, il semble normal d'essayer de bien se préparer et s'habiller, de parler correctement et poliment, bref de paraître au mieux. Il est bon qu'il en soit ainsi. Mais il serait dommage que le désir de nous présenter sous notre meilleur jour rende impossible une vraie rencontre: si nous voulons être un autre que ce que nous sommes, nous ne rencontrons personne. Il en est de même pour la prière. Nous pouvons parfois nous fixer des objectifs de prière impossible à atteindre, prétendre être un autre dans la prière. Alors que la prière est un acte de tout notre être, de toute notre chair avec ses grandeurs et ses limites.

Jean-Raphaël Walker, La chair de la terre et du ciel (coll. Vives Flammes/Ed. du Carmel, 2016)

image: Eglise de l’Immaculée-Conception, Vésenaz / Suisse (2016)

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13/02/2017

Morceaux choisis - 619 / Marie-Madeleine de Pazzi

Marie-Madeleine de Pazzi

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Dans le microcosme de la créature, Tu as rassemblé les eaux, en lui donnant la grâce. De ces eaux, on tire des perles, si belles, si limpides et si fines. Il s'agit de l'amour de la pureté qui engendre en Lui la magnifique perle de la pureté; elle réjouit beaucoup le Verbe en Lui servant de parure; non pas qu'Il en manque, mais Il est tellement heureux que la créature la possède, qu'Il la prend pour ornement. De ces eaux monte encore le corail dont les branches ressemblent à de petites flammes; il sert à orner les petits, les enfants purs. 

La sagesse divine est douce à ceux qui sont encore enfants, qui font leurs premiers pas dans la voie de Dieu. Mais ceux qui sont sortis de l'enfance ne s'arrêtent plus au goût de la sagesse, ils ne recherchent que Celui qui la donne. Le corail devient brillant ou obscur suivant la santé de celui qui le porte. La sagesse aussi se colore ou pâlit, selon que les uns s'en servent pour s'unir à Dieu, les autres pour se séparer de Lui. A cela on peut juger de l'infirmité ou de la santé de la créature. Pour le juste, tout coopère au bien: Pour ceux qui aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien. (Rm 8,28)

Marie-Madeleine de Pazzi, Les huit jours de l'Esprit-Saint / extraits (Jérôme Million, 2004)

image: Santa María Magdalena de Pazzi's Cemetery, Old San Juan, Puerto Rico (geocaching.com)