Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/07/2017

La citation du jour - 57 / Maurice Zundel

Maurice Zundel

1.jpg

Le sacrement de la présence réelle est le refuge de la contemplation, le ferment de la charité, l'ostensoir de l'humilité, le symbole de l'unité de l'Eglise, la fontaine de miséricorde et le sceau de la paix.

Maurice Zundel, Le vrai monde n'est pas encore (Editions du Jubilé, 2011)

image: http://paref2520.ch

00:02 Publié dans Citation du jour, Maurice Zundel | Tags : littérature, spiritualité, citations, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

18/06/2017

Morceaux choisis - 682 / Maurice Zundel

Maurice Zundel 

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Parce que nous venons à la Messe, nous venons dans la divine Liturgie, nous venons comme l'Eglise rassemblée tout entière de toutes les extrémités de la terre, nous venons nous mettre au pied de la Croix et nous solidariser avec Lui. Justement à cause de cela, nous condamnons la condamnation que nous avons portée contre Lui, nous renions nos reniements, nous annulons les causes de Sa mort, nous Le détachons de la Croix et Il devient en nous le Dieu vivant et ressuscité.

Et c'est là le prodigieux itinéraire de la liturgie: c'est justement de récapituler, de récapituler toute l'histoire, toute l'histoire humaine depuis le commencement, de rassembler tous les siècles, de rassembler tous les hommes et de venir ensemble au pied de la Croix pour réclamer notre part d'opprobre et d'ignominie en nous solidarisant avec l'Agneau de Dieu, immolé pour nous. Et alors, je viens de le dire, comme nous renions nos reniements, comme nous annulons la condamnation du Seigneur, Il cesse en nous, Il cesse par nous d'être le Dieu crucifié et Il devient en nous le Dieu vivant, le Dieu de l'aube pascale, le Dieu ressuscité.

Et c'est d'ailleurs le sens même, le sens dernier de la Messe. Nous n'allons pas à la Messe pour nous, nous y participons pour sauver le monde entier, dans cet immense rassemblement où personne ne peut être exclu, mais bien plus encore pour détacher Jésus de la Croix, pour Lui donner un refuge dans notre amour, pour Lui donner à boire comme Il le demande et sur la Croix et à la Samaritaine, pour enfin, en Le recueillant comme Marie Le reçoit dans la déposition, pour Le recueillir en nous afin qu'Il puisse vivre en nous une vie sans limites et sans frontières, et qu'Il soit vraiment en nous le Dieu vivant et ressuscité.

Maurice Zundel, Le mystère de l'Eucharistie / extrait (mauricezundel.com)

image: http://blog.jeunes-cathos.fr

00:03 Publié dans Maurice Zundel, Morceaux choisis | Tags : littérature, spiritualité, morceaux choisis, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

05/06/2017

Morceaux choisis - 676 / Maurice Zundel

Maurice Zundel

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Les hommes sont fatigués des mots, ils sont fatigués de la morale, du moralisme, des exhortations, ils sont fatigués des contraintes, des limites, de tout ce qui semble être un barrage à leurs connaissances, à leur pouvoir et à leur vouloir. Ils ne croiront jamais à une foi créatrice, à une foi qui est un crédit fait à l'amour, s'ils ne rencontrent cet amour visiblement manifesté en nous.

Et tout est là: si nous n'engagions que nous, mais c'est impossible, nous n'engageons pas que nous, s'il est vrai qu'il y a en nous une zone inviolable, s'il est vrai qu'il y a en nous quelque chose d'infiniment sacré, s'il est vrai que nous avons une dignité à respecter en nous et dans les autres, s'il est vrai que nous avons tous un même centre, qui fait que nous sommes tous un, nous ne représentons pas que nous-même mais toujours Lui, bien plus que nous, engageant Sa vie dans la nôtre au point, si j'ose dire, que nous sommes l'espérance de Dieu.

Nous sommes loin des problèmes d'institution. Il n'y a pas d'institution finalement: il n'y a qu'un sacrement. Ceux qui voient l'Institution, c'est qu'ils ne voient pas le mystère de l'Eglise, c'est qu'ils ne la vivent pas dans la foi, c'est qu'ils ne sont pas axés sur l'intimité du Seigneur, c'est qu'ils ne poursuivent pas, dans la désappropriation d'eux-mêmes, l'Incarnation de Dieu.

L'Esprit n'est pas emprisonné dans la pauvreté de Dieu: c'est là qu'Il éclate, c'est là justement qu'Il a Sa source et Son origine éternelle, c'est là que résident les assises de toute liberté, s'il est vrai que la liberté, c'est le pouvoir de se donner jusqu'aux racines de l'être.

Mais tout cela ne deviendra réel pour nous que dans une prise de conscience, jour après jour, minute après minute, dans le contact avec les autres qui conditionnent si rigoureusement notre propre existence, que si à chaque instant, nous reprenons conscience de ce bien commun et infiniment personnel tout à la fois qu'est la Présence, qui est la vie de Dieu confiée à cette humanité et qu'elle a la mission d'exprimer, de réaliser dans tout l'univers pour que l'univers enfin existe et qu'il réponde à l'amour de Dieu comme à l'attente humaine.

Maurice Zundel, Esprit et Institution / extrait (mauricezundel.com/fr)

image: http://longviewbaptistchurch.org

00:07 Publié dans Maurice Zundel, Morceaux choisis | Tags : littérature, spiritualité, morceaux choisis, livres | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

17/05/2017

Morceaux choisis - 666 / Maurice Zundel

Maurice Zundel

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Oh ! Dieu fragile! fragile infiniment! Dieu caché comme le secret le plus profondément enfoui au coeur de notre coeur! Et la Croix de Jésus atteste justement à quel point Il est victime de tous nos refus d'amour et que le mal est une blessure, une blessure faite à cet Amour qui n'est qu'Amour. Et, puisque c'est dans l'humanité, puisque c'est dans la Création que Dieu saigne et qu'Il meurt, c'est donc dans cette Création qu'il nous faut porter les remèdes de l'amour, qu'il nous faut déraciner le mal, qu'il nous faut répandre le rayonnement du bien.

Tout ce négativisme que nous entretenons, que nous propageons, tout ce négativisme, toutes ces façons de démolir, de détruire, de décourager, de déprimer, d'asphyxier tous les élans de l'âme, comme tout cela est anti-chrétien! Justement les bras de la Croix, les bras de l'Amour étendus vers nous, nous pressent d'entrer dans le oui pour que l'univers soit, pour que l'existence rayonne, pour que le monde soit transfiguré, pour que toutes les fleurs se mettent à fleurir et que toutes les réalités se mettent à chanter.

Jésus ne meurt pas pour que nous macérions dans la méditation de la mort! mais pour qu'avec Lui nous soyons des vainqueurs de la mort! Et la vraie mort, c'est justement celle où nous stagnons dans la possession, dans l'instinctivité, dans le moi passionnel où nous sommes roulés comme une noix sur l'océan par les forces obscures que notre vocation est de clarifier, de décanter, d'apaiser, d'harmoniser pour en faire un monde, un cosmos, c'est-à-dire justement, selon le sens du mot, une chose pure, une chose belle!

Maurice Zundel, Conférence du Vendredi Saint / extrait (mauricezundel.com)

image: Abbaye cistercienne de Hauterive, Fribourg / Suisse (abbaye-hauterive.ch)

00:03 Publié dans Maurice Zundel, Morceaux choisis | Tags : littérature, spiritualité, morceaux choisis, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

24/04/2017

Morceaux choisis - 652 / Maurice Zundel

Maurice Zundel

1.jpg

Pour introduire les enfants dans le mystère de l'Eucharistie, je leur donne cette parabole: Il y avait, à la fin du siècle dernier, un grand ingénieur parisien qui avait de nombreux enfants, qui voulait leur donner la meilleure éducation possible et auquel il fallait pour cela beaucoup d'argent. Il accepta donc un appel en Amérique du Sud pour y construire de grands barrages. C'était un travail qui couvrait plusieurs années, une quinzaine d'années environ. Et, comme à ce moment-là on n'avait pas d'avion, que les transports étaient à la fois très longs et très coûteux, il resta toute cette période éloigné de sa famille, bien qu'il ne fût en Amérique du Sud que pour assurer la subsistance de sa famille et donner à ses enfants la meilleure éducation possible. Dans l'intervalle, sa femme mourut, les enfants se dispersèrent, ils devinrent plus ou moins étrangers les uns aux autres. Il y eut des dissensions entre eux déjà pour le partage de ce que la mère pouvait leur avoir laissé.

Quand le père, ayant terminé son travail, revint à Paris, il ne put que constater cette terrible division entre ses enfants, mais il leur était devenu trop étranger durant cette longue absence pour avoir prise sur eux et pour être en état de les réconcilier. Il mourut sans avoir rétabli l'unité, dans le plus grand chagrin de cette division. Les enfants, naturellement, se rassemblèrent, comme toujours en pareil cas, pour le testament. Là, personne n'était absent puisqu'il s'agissait de revendiquer sa part.

Quand ils lurent le testament, ils apprirent, par les dernières volontés de leur père, que toute la fortune dont il disposait était déposée dans un coffre, qui jouait sur un certain nom, dont la clé exigeait la formation d'un certain nombre de lettres, pour pouvoir ouvrir. Ils cherchèrent tous les noms de la famille, tous les prénoms qui leur étaient connus, et la clé ne joua sur aucun de ces noms.

La clé joua sur le mot ensemble… leur cœur s'ouvrit.

Ils relurent le testament et ils virent que les mots: cherchez ensemble étaient soulignés. Alors ils firent le mot ensemble. La clé joua sur le mot ensemble et le coffre s'ouvrit, mais aussi leur cœur s'ouvrit; ils comprirent la valeur du mot ensemble. Et ils se retrouvèrent, unis cette fois par la mort de leur père, ils se retrouvèrent et désormais ne se séparèrent plus, parce que le mot ensemble qui était le véritable testament de leur père, ne pouvait plus sortir de leur cœur.

C'est ainsi – dis-je aux enfants –, c’est ainsi que notre Seigneur nous a donné Son testament dans l'Eucharistie, justement pour que nous soyons ensemble. Et c'est cette unanimité, et c'est cet ensemble indissoluble qui est la condition de notre rencontre avec Lui.

Maurice Zundel, Le mystère de l'Eucharistie / extrait (mauricezundel.com)

image: http://catholiquesdu.free.fr

00:01 Publié dans Maurice Zundel, Morceaux choisis | Tags : littérature, spiritualité, morceaux choisis, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

30/01/2017

Morceaux choisis - 612 / Maurice Zundel

Maurice Zundel

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

La musique naît du silence et elle conduit au silence: du silence-de-soi dans l’artiste au silence-de-soi en nous-mêmes. La musique est le chant du silence. Les sons et toute l’architecture mélodique ne sont que les porteurs de ce silence créateur que l’artiste écoute pour que nous l’écoutions à notre tour. La musique est le sacrement du Silence (le signe qui nous le rend sensible et le communique). Si le musicien s’écoute lui-même au lieu d’écouter la voix du Silence, alors il n’y a plus de musique. Il n’y a plus que lui-même, c’est-à-dire: zéro. La musique est donc la Présence qui se révèle dans un silence qu’il faut devenir: Dieu Lui-même dans l’espace de générosité qui s’ouvre en nous dès que nous nous perdons en Lui. Cela revient toujours à dire que la musique est médiatrice entre le silence que l’artiste écoute et le silence qu’il éveille en nous, itinéraire du silence au Silence.

Maurice Zundel, Correspondance avec Bernard de Boissière et France-Marie Chauvelot (ndweb.org)

image: Jacqueline Hubert, Femme au violoncelle (celloclass.unblog.fr)

00:15 Publié dans Maurice Zundel, Morceaux choisis | Tags : littérature, spiritualité, morceaux choisis, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

06/01/2017

Une étreinte de feu - 32 / Maurice Zundel

Maurice Zundel

0_1.jpg

Seigneur Dieu, amour qui se propose à mon alliance, qui suscite en moi la vie, feu brûlant qui ne s’éteint jamais, consume mes passions pour qu’elles deviennent don. Aide-moi à faire de moi, dans le silence et l’effacement absolu, un espace illimité, pour que Ta présence infinie, de lumière et d’amour, y naisse et s’y révèle. Apprends-moi à Te découvrir sans cesse, et sois la respiration de ma vie, mon ciel intérieur, mon soleil caché, ma tendresse, et que je puisse, par Ta grâce, refléter Ton visage à tous mes frères.

Maurice Zundel, Prière (meditations.be)

image: Astano, Tessin / Suisse (2012)

27/12/2016

La citation du jour - 43 / Maurice Zundel

Maurice Zundel

1.jpg 

Nous sommes tous appelés à être le sanctuaire de cette Présence infinie, le Royaume de Dieu n'étant pas autre chose que cette réciprocité nuptiale au fond de nous-mêmes avec le Dieu vivant qui est l'espace illimité où notre liberté respire.

Maurice Zundel, Le vrai monde n'est pas encore (Editions du Jubilé, 2011)

00:07 Publié dans Citation du jour, Maurice Zundel | Tags : littérature, spiritualité, citations, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg