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14/02/2017

Chemins de traverse - 523 / Matthieu Ricard

Matthieu Ricard

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Ne laisse pas ton existence s'écouler en vain! La vie est courte, incertaine et semée d'embûches. Elle passe comme le torrent qui court vers la mer, comme le soleil et la lune qui glissent vers les montagnes du couchant. Qui sait combien de temps il vivra? Il n'y a pas de temps à perdre.

Matthieu Ricard, La citadelle des neiges (Pocket, 2007)

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13/02/2017

Morceaux choisis - 619 / Marie-Madeleine de Pazzi

Marie-Madeleine de Pazzi

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Dans le microcosme de la créature, Tu as rassemblé les eaux, en lui donnant la grâce. De ces eaux, on tire des perles, si belles, si limpides et si fines. Il s'agit de l'amour de la pureté qui engendre en Lui la magnifique perle de la pureté; elle réjouit beaucoup le Verbe en Lui servant de parure; non pas qu'Il en manque, mais Il est tellement heureux que la créature la possède, qu'Il la prend pour ornement. De ces eaux monte encore le corail dont les branches ressemblent à de petites flammes; il sert à orner les petits, les enfants purs. 

La sagesse divine est douce à ceux qui sont encore enfants, qui font leurs premiers pas dans la voie de Dieu. Mais ceux qui sont sortis de l'enfance ne s'arrêtent plus au goût de la sagesse, ils ne recherchent que Celui qui la donne. Le corail devient brillant ou obscur suivant la santé de celui qui le porte. La sagesse aussi se colore ou pâlit, selon que les uns s'en servent pour s'unir à Dieu, les autres pour se séparer de Lui. A cela on peut juger de l'infirmité ou de la santé de la créature. Pour le juste, tout coopère au bien: Pour ceux qui aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien. (Rm 8,28)

Marie-Madeleine de Pazzi, Les huit jours de l'Esprit-Saint / extraits (Jérôme Million, 2004)

image: Santa María Magdalena de Pazzi's Cemetery, Old San Juan, Puerto Rico (geocaching.com)

Chemins de traverse - 522 / Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

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Il est un nom caché dans l'ombre de mon âme,
Que j'y lis nuit et jour et qu'aucun oeil n'y voit,
Comme un anneau perdu que la main d'une femme
Dans l'abîme des mers laissa glisser du doigt.

Dans l'arche de mon coeur, qui pour lui seul s'entrouvre,
Il dort enseveli sous une clef d'airain;
De mystère et de peur mon amour le recouvre,
Comme après une fête on referme un écrin.

Si vous le demandez, ma lèvre est sans réponse,
Mais, tel qu'un talisman formé d'un mot secret,
Quand seul avec l'écho ma bouche le prononce,
Ma nuit s'ouvre, et dans l'âme un être m'apparaît.

En jour éblouissant l'ombre se transfigure;
Des rayons, échappés par les fentes des cieux,
Colorent de pudeur une blanche figure
Sur qui l'ange ébloui n'ose lever les yeux.

C'est une vierge enfant, et qui grandit encore;
Il pleut sur ce matin des beautés et des jours;
De pensée en pensée on voit son âme éclore,
Comme son corps charmant de contours en contours.

Un éblouissement de jeunesse et de grâce
Fascine le regard où son charme est resté.
Quand elle fait un pas, on dirait que l'espace
S'éclaire et s'agrandit pour tant de majesté.

Dans ses cheveux bronzés jamais le vent ne joue.
Dérobant un regard qu'une boucle interrompt,
Ils serpentent collés au marbre de sa joue,
Jetant l'ombre pensive aux secrets de son front.

Son teint calme, et veiné des taches de l'opale,
Comme s'il frissonnait avant la passion,
Nuance sa fraîcheur des moires d'un lis pâle,
Où la bouche a laissé sa moite impression.

Sérieuse en naissant jusque dans son sourire,
Elle aborde la vie avec recueillement;
Son coeur, profond et lourd chaque fois qu'il respire,
Soulève avec son sein un poids de sentiment.

Soutenant sur sa main sa tête renversée,
Et fronçant les sourcils qui couvrent son oeil noir,
Elle semble lancer l'éclair de sa pensée
Jusqu'à des horizons qu'aucun oeil ne peut voir.

Comme au sein de ces nuits sans brumes et sans voiles,
Où dans leur profondeur l'oeil surprend les cieux nus,
Dans ses beaux yeux d'enfant, firmament plein d'étoiles,
Je vois poindre et nager des astres inconnus.

Des splendeurs de cette âme un reflet me traverse;
Il transforme en Éden ce morne et froid séjour.
Le flot mort de mon sang s'accélère, et je berce
Des mondes de bonheur sur ces vagues d'amour.

- Oh! dites-nous ce nom, ce nom qui fait qu'on aime;
Qui laisse sur la lèvre une saveur de miel!
- Non, je ne le dis pas sur la terre à moi-même;
Je l'emporte au tombeau pour m'embellir le ciel.

Alphonse de Lamartine, Un nom, dans: Poésies diverses, précédé de: Méditations poétiques et Nouvelles méditations poétiques (coll. Poésie/Gallimard, 2000)

image: Herbert James Draper, A Young Girl by a Pool (preraphaelitepaintings.blogspot.ch)

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La citation du jour - 602 / Thérèse Bénédicte de la Croix

Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein)

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Si nous répondons oui au suis-moi du Seigneur, alors nous sommes Siens et la voie est libre pour que passe en nous Sa vie divine.

Edith Stein, Le Mystère de Noël / extrait, dans: La Crèche et la Croix (Ad Solem, 2008)

image: Carmel du Pâquier, Suisse (http://carmel-lepaquier.com)

12/02/2017

Dieu m'invite à Le rencontrer - 13

Dieu m'invite à Le rencontrer - XIII

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Si ce n'est pas l'envie d'aller jouer qui me distrait, ou s'il n'y a pas dans mon coeur un péché qui me détourne de Dieu, ce changement dans ma prière peut être le signe d'un appel, d'une action spéciale de Dieu en moi. Il m'appelle à rester simplement près de Lui en silence, sans rien dire. 

Même si je ne comprends pas bien ce qui se passe, je ne me plains pas, je ne refuse pas ce cadeau de Dieu. J'ouvre grand mon coeur pour Lui laisser toute la place. Avant c'était moi qui agissait, maintenant c'est Lui qui agit en moi. Est-ce que je vais accepter de Le laisser faire?

Jacques d'Avigneau et Soeur Natalie Le Gac, Dieu m'invite à Le rencontrer (Ed. du Carmel, 2008)

La parole de Jésus - 44 / L'obéissance - IV

La parole de Jésus - XXXXIV. L'obéissance - IV

mis à jour - 2017

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Parmi vous, celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. Mt 20, 26-28

Tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens: ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Mt 23, 3-12

Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi: c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi! Amen, je vous le déclare: il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même: "Mon maître tarde", et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Mt 24, 42-51

image: Léonard de Vinci, Tête du Christ, 1494 (peintures-tableaux.com)

sources: Traduction officielle liturgique de la Bible (Mame, 2013)

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Une étreinte de feu - 260 / Karl Rahner

Karl Rahner

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Seigneur, je Te demande ce qui est le plus difficile: la grâce de reconnaître la Croix de Ton Fils dans toute peine de ma vie et de Le suivre le long de son chemin de croix aussi longtemps qu’il Te plaira. Ne me laisse pas devenir amer dans la souffrance, mais que j’y mûrisse au contraire avec patience, générosité, bonté, et l’ardent désir d’être un jour là où la peine n’existe plus: alors Tu essuieras toute larme des yeux de ceux qui T’auront aimé, et qui, dans leur douleur, auront cru à Ton Amour et dans leur nuit, à Ta lumière. 

Que ma souffrance, grâce à Toi, puisse exprimer ma foi en Tes promesses et mon espoir en Ta bonté fidèle. Qu’elle proclame mon amour! O Toi, que je T’aime plus que moi-même et uniquement pour Toi, sans même attendre de récompense. Que la Croix soit mon modèle, qu’elle soit la lumière de toute nuit, alors nous ne la considérerons plus comme un malheur et comme une absurdité, mais comme le Signe que nous sommes à Toi pour l’éternité.

Karl Rahner, Prière (seraphim-marc-elie.fr)

image:http://decouverte.inventaire.poitou-charentes.fr

00:05 Publié dans Une étreinte de feu / Prières | Tags : littérature, spiritualité, prières, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg