Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/05/2017

Une étreinte de feu - 282 / Anonyme

Anonyme

littérature,spiritualité,prières,livres

Seigneur notre Dieu, comme un manteau de miséricorde, que vienne sur nous Ta paix; qu'elle puisse calmer nos frayeurs, nos hésitations, nos troubles. Qu'elle nous apporte un peu de lumière lorsqu'il fait sombre sur nos chemins de vie. Donne-nous la grâce de nous abandonner à Ton amour, Ton insondable amour, Ton inépuisable tendresse. 

Apprends-nous, ô Seigneur notre Dieu, la simplicité de l'enfant qui s'abandonne à son Père en toute confiance. Fais de tous des témoins dans nos petites parcelles de vie. Que le sourire que nous voulons offrir aux autres soit le reflet de la joie de Ta présence en nous.

Un participant du MCR / Mouvement Chrétien des Retraités (cath-ge.ch)

image: http://www.enseignemoi.com

00:00 Publié dans Une étreinte de feu / Prières | Tags : littérature, spiritualité, prières, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

24/05/2017

La citation du jour - 650 / Charles Journet

Charles Journet

littérature,spiritualité,citations,livres

Le mystère de l'Eucharistie est le mystère où bat le coeur de l'Eglise, où Dieu touche notre terre, de la manière la plus immédiate, pleine de la brûlure de Son amour.

Charles Journet, dans: Revue Ma Prière No 48, Avril 2017 (mapriere.com)

image: http://media.cathocambrai.com

00:07 Publié dans Charles Journet, Citation du jour | Tags : littérature, spiritualité, citations, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

Il est vivant Celui devant qui je me tiens - 1

Il est vivant Celui devant qui je me tiens (1R 17,1 et 18,15) - I

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Le Père n’a dit qu’une parole: ce fut son Fils. Et dans un silence éternel Il la dit toujours: l’âme doit l’écouter en silence. (Jean de la Croix, Maxime 147)

Un des textes bibliques fondamentaux dans la spiritualité du Carmel est celui où le Seigneur parle au prophète Elie et le charge de mission, non dans le fracas du tonnerre et des bourrasques, mais dans le souffle d’une brise légère (1 R 19,9-13). Le recueillement intérieur est l’un des premiers objectifs à atteindre et ce recueillement intérieur demande, au départ, un certain silence extérieur.

Le silence extérieur est favorisé par la nuit et la solitude. Jésus nous en a donné l’exemple à maintes reprises. Il gravit la montagne à l’écart pour prier. Il passait toute la nuit à prier Dieu. Et Il nous dit: Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre et prie le Père qui est là, dans le secret (Mt 6,6). Un de nos premiers soins est de trouver dans notre vie des temps de silence, qui d’abord ne seront peut-être que de cinq ou dix minutes; mais à mesure de notre persévérance, ils atteindront au moins une demi-heure d’affilée de prière silencieuse. Une éducation de nous-même est à faire. Or toute éducation est une progression: nous acceptons humblement d’avancer pas à pas.

Ce silence extérieur, on doit s’y habituer en supprimant les paroles superflues (elles sont pour nous occasion de tant de fautes); en nous privant d’une écoute ininterrompue de la radio; en évitant les distractions qui nous éloignent de Dieu, etc. Ce silence extérieur, on peut le trouver chez soi; on peut aller le chercher à l’église ou dans la nature… Mais à lui seul, il serait peu efficace s’il ne s’accompagnait, petit à petit, du silence intérieur.

Le silence intérieur ne nous est pas naturel. Nous avons d’autant plus de mal à nous concentrer, à intérioriser notre piété, à nous absorber dans la pensée du Dieu Amour, que la vie actuelle est pleine de bruits qui semblent faits pour entraver la vie intérieure. Or la vie contemplative, la vie d’oraison n’est pas autre chose que le souvenir habituel de Dieu. (Jean de la Croix, La nuit obscure)

Tout l’enseignement de saint Jean de la Croix nous aide, au long des années, à acquérir un certain silence intérieur. Un certain silence et non le silence absolu. Car, de même qu’il y a toujours du bruit à l’intérieur comme à l’extérieur de notre corps tant qu’il y a de la vie (la nôtre et celle des autres), de même nous ne pourrons jamais empêcher des pensées de naître en nous, des images de se former dans notre esprit malgré nous. Mais nous apprenons à les maîtriser pour en faire une prière, les écarter si elles nous éloignent de Dieu afin qu’elles deviennent un moyen de purification pour pouvoir écouter la parole que Dieu veut nous dire.

 Carmel de France, Silence - Parole - Engagement / extraits (carmel.asso.fr)

image: Collonge-Bellerive / Suisse (2016)

23/05/2017

Il est vivant Celui devant qui je me tiens - 2

Il est vivant Celui devant qui je me tiens (1R 17,1 et 18,15) - II

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

La Parole: d’une part, le Christ nous dit de redevenir semblables à de petits enfants; d’autre part, saint Paul nous parle de la nécessité de laisser le langage de l’enfant pour celui de l’adulte. Il n’y pas contradiction, mais complémentarité. Le langage est le premier moyen de communication entre les êtres humains. L’éducation de l’enfant sert, entre autres, à lui donner la maîtrise de la langue. Mais le tout petit enfant (littéralement celui qui ne parle pas), s’il ne peut saisir le sens des mots, n’en est que plus sensible à ce que ces mots transmettent à son affectivité et il n’a pas besoin d’un langage articulé pour connaître l’amour de ses parents. C’est pourquoi la prière silencieuse nous remet d’abord entre les bras de Dieu, comme de petits enfants confiants. Sainte Thérèse de Lisieux nous aide à retrouver cet abandon sans réserve de nous-mêmes à Celui qui nous a créés et sauvés par pur amour.

En même temps et inséparablement, puisque Dieu a fait de nous des créatures qui évoluent, nous avons à parfaire le langage de notre prière pour qu’il devienne davantage une parole d’amour; nous devons surtout affiner notre capacité d’écoute et améliorer notre compréhension du langage de Dieu, par l’étude de sa Parole dans l’Ecriture, comme à travers la charité fraternelle puisque Jésus s’identifie au plus petit de ses frères. Notre parole, qui est partage, va aussi porter témoignage de notre réponse à l’appel plein de tendresse reçu de Dieu.

Je m’engage. Toute parole engage déjà celui qui la profère et c’est par des paroles que l’on prend un engagement. L’Eglise demande au baptisé de promettre, en adulte, fidélité au Christ. C’est en Eglise que le Seigneur demande, à celui qu’Il attire vers le Carmel, de s’engager par une promesse particulière. N’ayez pas peur! n’a cessé de nous redire Jean-Paul II, qui a si bien écrit sur la Miséricorde divine. Or la peur de s’engager est un mal pernicieux qu’il faut combattre. Cette peur exprime souvent une fausse humilité (je ne suis pas digne… je ne suis pas capable) qui est finalement un manque de foi, d’espérance et de charité. Nous oublions que Dieu est un Père tout-puissant et miséricordieux; que Jésus nous dit: Gardez courage. J’ai vaincu le monde (Jn 16,33); enfin que son Esprit intercède pour nous avec des gémissements ineffables. (Rm 8,26)

 Carmel de France, Silence - Parole - Engagement / extraits (carmel.asso.fr)

image: Collonge-Bellerive / Suisse (2016)

Une étreinte de feu - 109 / Ephrem le Syrien

Ephrem le Syrien

littérature,spiritualité,prières,livres

Nous T'adorons, Toi qui nous as mis dans le monde et qui nous donnes de dominer sur tout ce qui s'y trouve. Les vents Te louent, lorsqu'ils lancent les eaux à l'assaut. La terre Te loue, elle qui ouvre son sein et donne ses fruits en leur saison. Les mers Te louent, par la bouche de leurs flots, lorsque leur voix proclame que Tu les domines. Les arbres Te louent, lorsqu'ils sont contraints par le souffle du vent à fleurir et à donner des fruits. Elles Te bénissent aussi, les plantes si variées et les fleurs colorées, suçant la pluie qui les inonde et les vapeurs de la rosée. Elles se rassemblent et unissent leurs voix pour Ta louange, gratifiées de toutes Tes bontés et unies dans la paix pour Te bénir.

Saint Ephrem le Syrien, Prière d'doration (site-catholique.fr)

image: http://www.1freewallpapers.com

Chemins de traverse - 567 / René Char

René Char

littérature,poésie,extraits,livres

Il faut être l'homme de la pluie et l'enfant du beau temps.

René Char, Le marteau sans maître, dans: Oeuvres complètes (Bibliothèque de la Pléiade/Gallimard, 1983)

image: Juliette, Paris sous la pluie (julietteblogfeminin.fr)

00:03 Publié dans Chemins de traverse | Tags : littérature, poésie, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

22/05/2017

La citation du jour - 649 / Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau

littérature,essai,citations,livres 

Fais ton bien avec le moindre mal d'autrui qu'il est possible.

Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l'rigine et des fondements de l'inégalité parmi les hommes, dans: André Comte-Sponville, Petit traité des grandes vertus (coll. Points Essais/Seuil, 2014)

00:02 Publié dans Citation du jour | Tags : littérature, essai, citations, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

Chemins de traverse - 566 / Sarah Hall

Sarah Hall

7.jpg

De tous les états par lesquels nous passons, la solitude est peut-être le plus mal compris. La choisir est tenu pour une preuve d'irresponsabilité ou la marque d'un échec. Aux yeux de la plupart des gens, on devrait s'en garder, comme d'une maladie. A l'intérieur de la solitude, les gens voient les nombreux compartiments de la tristesse, rangés comme les cellules de la grenade. Etre évacué du monde, rejeté et oublié, est-ce cela que nous redoutons le plus? C'est pourquoi il nous faut serrer des mains, verser de l'argent, entendre des bavardages sur la société, sur notre famille, sur nous-mêmes. Il nous faut emprunter des portes, appuyer sur les boutons des ascenseurs, échanger nos rhumes, rire et pleurer, contribuer au vacarme et à l'agitation. Il nous faut danser et chanter, et fréquenter les tribunaux. Nous sommes tenus de passer ces contrats quotidiens.

Mais si elle est embrassée, la solitude est le plus joyeux des engagements. Dans la bénédiction de ces paisibles pièces, je connais bien mieux la saveur de chaque journée. Comme je connais bien la vie! Je comprends l'eau dans son verre. A mesure qu'avance l'après-midi, des ombres se déplacent derrière les objets posés sur la table. Il y a une pointe de cannelle dans le ragoût d'agneau. Quel accord! Quelle intimité! La peinture sur le châssis du chevalet a l'épaisseur du guano sur les falaises où nichent les mouettes.

Sarah Hall, Comment peindre un homme mort (Bourgois, 2010)

image: Giorgio Morandi, Nature morte / 1960 (artduquotidien.com)

00:01 Publié dans Chemins de traverse | Tags : littérature, roman, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg