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31/12/2016

Une étreinte de feu - 252 / Alexandre Sojénitsyne

Alexandre Sojénitsyne

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Comme il m'est facile de vivre avec Toi, Seigneur! Comme il m'est facile de croire en Toi! Lorsque mon esprit tombe dans la perplexité ou se tait, accablé; lorsque les gens les plus intelligents ne voient pas plus loin que le soir d'aujourd'hui et ne savent pas ce qu'il faudra faire demain, Tu me donnes la claire confiance que Tu existes et que Tu as souci que toutes les routes vers le bien ne soient pas fermées. Par-dessus les cimes de la gloire terrestre, je regarde avec étonnement ce chemin que jamais je n'aurais pu inventer moi-même, ce chemin merveilleux au-delà du désespoir, là d'où, moi aussi, je pourrai envoyer à l'humanité un reflet de Ta lumière. Et ce qu'il faudra que je leur dise moi-même, Tu me le donneras, et si je n'y parviens pas, cela veut dire que Tu en as destiné d'autres pour cela. Oui, Seigneur, toutes nos vies sacrifiées, nos vies boiteuses, nos gémissements et nos larmes, tout cela ne donnera-t-il pas une beauté éternelle et achevée? Je sens avec tant de clarté que ce qu'il y a en moi n'est pas encore tout moi. Je sens quelque chose de très indestructible, quelque chose de très, très haut: Quelque chose comme un éclat de l'Esprit universel!

Alexandre Soljénitsyne, dans: François Varillon, Joie de croire - Joie de vivre (Centurion, 1981)

27/07/2015

La citation du jour - 324 / François Varillon

François Varillon

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La souffrance la plus noble que nous puissions connaître, c'est de constater que nous sommes impuissants à aimer vraiment.

François Varillon, Beauté du monde et souffrance des hommes (Centurion, 1980)

image: http://www.lesnumeriques.com

00:10 Publié dans Citation du jour, François Varillon | Tags : littérature, spiritualité, citations, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

30/06/2015

Morceaux choisis - 296 / François Varillon

François Varillon

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Il est bien certain qu'il y a en nous autre chose que de l'amour. Plus profonde que tout autre, il y a en nous cette souffrance, qui est une noblesse en même temps qu'un aveu, de ne pouvoir aimer personne sans nous aimer nous-mêmes davantage. Lorsque je dis à quelqu'un: je t'aime, je ne suis jamais absolument sincère; trop souvent et toujours un peu, celui ou celle à qui je dis que je l'aime, est un moyen pour l'amour que je me porte à moi-même. Lorsque je pleure un être cher, c'est toujours un peu sur moi que je pleure. Nous savons que notre impureté essentielle consiste en ce que nous nous appartenons à nous-mêmes. Propriété et amour s'excluent rigoureusement. Or, nous ne pouvons faire qu'en cette vie mortelle nous ne soyons des propriétaires, non pas de biens matériels, mais de nous-mêmes. Pour être à Dieu, il ne faut pas être à soi. Pour ne plus être à soi, il faut être arraché à soi. Mais l'arrachement à soi est précisément ce que nous appelons la souffrance.

François Varillon, Joie de croire - Joie de vivre (Centurion, 1981)

image: Marc Chagall, Le sacrifice d'Isaac (guesswhoandwhere.typepad.fr

23/05/2015

Morceaux choisis - 274 / François Varillon

François Varillon

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Le Saint Esprit n'est pas Celui qui dicte des décisions, Il est Celui qui les inspire. Dieu refusera toujours d'écrire Lui-même notre histoire. S'Il le faisait, nous ne pourrions pas dire qu'Il nous aime, car Il consentirait à ce que nous restions des enfants, des mineurs, osons dire des gamins. On s'exprime mal quand on dit que Dieu a un projet sur l'homme. Après tout, ma dignité d'homme m'interdit d'accepter que quelqu'un ait un projet sur moi, ce Quelqu'un fût-il Dieu. Il y a là pour beaucoup un motif profond d'athéisme. Le vrai, ce n'est pas que Dieu a un projet sur l'homme, c'est que l'homme est le projet de Dieu. C'est tout différent.

Dieu nous veut hommes, c'est-à-dire adultes responsables, construisant nous-mêmes notre liberté, écrivant nous-mêmes notre histoire.

François Varillon, Joie de croire - Joie de vivre (Centurion, 1981)

image: La dernière Cène, Cathedrale de Saint Petersbourg / Russie (dreamstime.com)

09/04/2015

La citation du jour - 254 / Jacques Maritain

Jacques Maritain

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Si les gens savaient que Dieu souffre avec nous et beaucoup plus que nous, de tout le mal qui ravage la terre, bien des choses changeraient sans doute et bien des âmes seraient libérées.

Jacques Maritain,  dans: François Varillon, La souffrance de Dieu (Bayard, 1975)

image: Francisco Goya, Les fusillades du 3 mai 1808 (amidache72.blogspot.com)

04/04/2015

Morceaux choisis - 249 / François Varillon

François Varillon

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On ne communique avec Dieu que par le Christ et on ne communique avec le Christ que par l'Eglise. C'st bien joli de vouloir lâcher l'Eglise, de vouloir aller à Jésus Christ sans passer par l'Eglise, mais c'est tout de même de notre mère l'Eglise que nous apprenons qui est Jésus Christ. Qu'est-ce que c'est cette histoire de monter sur les épaules de celle qui a été notre nourrice pour lui taper dessus? Elle a ses défauts et ses fautes qui font souffrir, comme on souffre des imperfections d'une mère. Mais, sans l'Eglise, comment saurions-nous que Dieu est amour et s'est incarné? Supprimez l'Eglise: dans vingt ans, plus personne ne saura que Dieu se donne, plus personne ne saura que le sens de la vie est de partager éternellement la vie même de Dieu.  

François Varillon, Joie de croire - Joie de vivre (Centurion, 1981)

image: Eglise désaffectée du XIe siècle, Villalval / Espagne (randonet.biz)

02/04/2015

Morceaux choisis - 248 / François Varillon

François Varillon

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Ce que nous appelons le bonheur du ciel, c'est le bonheur d'aimer, c'est-à-dire de sortir de soi, de ne plus penser à soi, de ne plus du tout être recourbé sur soi. Comment voulez-vous qu'ici-bas l'apprentissage de ce bonheur ne soit pas un sacrifice? Puisque, spontanément, nous ne pensons qu'à nous; puisque, spontanément, même dans l'amour humain, l'autre est toujours un moyen privilégié pour l'amour que nous nous portons à nous-mêmes. La croix est le dépassement des bonheurs au rabais et l'accès à ce grand bonheur, seul digne finalement des enfants de Dieu, qui est le bonheur d'aimer. L'accès à ce bonheur passe par le sacrifice, ce que nous expérimentons tous plus ou moins dans la vie de chaque jour.

François Varillon, Joie de croire - Joie de vivre (Centurion, 1981)