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23/04/2017

Sur les traces de Saint François - 1

François d'Assise

Sur les traces de Saint François - I

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Heureux le serviteur qui thésaurise dans le ciel les biens que le Seigneur lui présente et ne cherche pas à les manifester aux hommes pour en tirer profit, car le Très-Haut Lui-même manifestera ses oeuvres à qui il Lui plaira.

Nicolas Morin, Une année avec François d'Assise (Bayard, 2016)

image: Eremo delle Carceri, Assise / Italie (domuspacis.it)

19/12/2016

Une étreinte de feu - 62 / François d'Assise

François d'Assise

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Tu es Saint, Seigneur Dieu, Toi seul qui fais des merveilles. Tu es fort. Tu es grand. Tu es très haut. Tu es roi tout-puissant, ô Père saint, roi du ciel et de la terre. Tu es trine et un, Seigneur Dieu. Tu es le bien, tout le bien, le souverain bien, le Seigneur Dieu vivant et vrai.

Tu es charité, amour. Tu es sagesse. Tu es humilité. Tu es patience. Tu es assurance. Tu es quiétude. Tu es joie et liesse. Tu es justice et tempérance. Tu es toute richesse et notre suffisance. Tu es beauté. Tu es calme. Tu es notre protecteur. Tu es gardien et défenseur. Tu es force. Tu es rafraîchissement. Tu es notre espérance. Tu es notre foi. Tu es notre grande douceur.

Tu es notre vie éternelle, grand et admirable Seigneur, Dieu tout-puissant, miséricordieux Sauveur.

François d'Assise,  Les Fioretti de saint François, suivis d'autres textes de la tradition franciscaine (coll. Points Sagesse/Seuil, 1994)

image: Eremo delle Carceri, Assise / Italie (assisiofm.it)

04/10/2016

Une étreinte de feu - 40 / François d'Assise

attribué à François d'Assise

littérature,spiritualité,prières,livres

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l'amour. Là où est l'offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l'union. Là où est l'erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l'espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer. Car c'est en se donnant qu'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on se retrouve, c'est en pardonnant qu'on est pardonné, c'est en mourant qu'on ressuscite à la vie éternelle.

François d'Assise, La joie parfaite (coll. Points Sagesse/Seuil, 2008)

image: San Francesco del Deserto, Venezia (mavenise.blogspot.com)

11/08/2016

La citation du jour - 157 / François d'Assise

François d'Assise

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Heureux le serviteur qui aimerait et respecterait autant son frère lorsqu'il est loin que lorsqu'il est avec lui et ne dirait pas derrière son frère ce qu'il ne pourrait, en toute charité, dire devant lui.

François d'Assise, Les Admonitions, dans: Catherine Savey et Gérard Guitton, Puiser à la source d'Assise / Les écrits de Saint François et de Sainte Claire (Ed. Franciscaines, 2013)

image: http://www.provincia.terni.it

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12/02/2016

Prier avec Marie - 31 / François d'Assise

François d'Assise

littérature,spiritualité,marie,prières,livres

Salut, notre Dame, Reine sainte, sainte Mère de Dieu, Marie. Tu es la Vierge faite Eglise, choisie par le très saint Père du ciel. Il t'a consacrée comme un temple avec Son très saint Fils bien-aimé et le Saint-Esprit Paraclet. En toi fut et demeure toute plénitude de grâce et tout bien.

Salut, Palais de Dieu! Salut, Son Tabernacle! Salut, Sa Maison! Salut, Son Vêtement! Salut, Sa Servante! Salut, Sa Mère!

Et vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l'illumination de l'Esprit Saint, êtes répandues dans le coeur des fidèles, pour, d'infidèles que nous sommes, nous rendre fidèles à Dieu!

François d'Assise, Salutation à la bienheureuse Vierge Marie, dans: Catherine Savey et Gérard Guitton, Puiser à la source d'Assise / Les écrits de Saint François et de Sainte Claire (Ed. Franciscaines, 2013)

image: Cimabue, La Très sainte Vierge Marie et son Divin Fils avec à ses pieds saint François d'Assise et saint Dominique (pileface.com)

00:05 Publié dans François d'Assise, Prier avec Marie | Tags : littérature, spiritualité, marie, prières, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

23/01/2016

Chemins de traverse - 343 / Nikos Kazantzaki

Nikos Kazantzaki

littérature,roman,extraits,livres

Par l'étroite lucarne du sanctuaire, on apercevait de la verdure. C'était le petit jardin de l'église. Le romarin et le chèvrefeuille embaumaient.

- Sortons dans le jardin, dit François. Ici, on étouffe.

Mais, au moment où nous allions franchir la porte, des soupirs, des halètements et des bruissements de soie ou d'ailes s'élèvent de derrière l'autel. François me saisit le bras.

- Tu entends? Il me semble...

Aussitôt, trois jeunes filles, vêtues de blanc, surgissent de leur cachette, passent devant nous comme des flèches et s'élancent dans le jardin en poussant des petits cris. Là, elles éclatèrent d'un rire moqueur comme si elles avaient deviné notre frayeur. François se précipita dans la cour et je l'y suivis.

Elles ne paraissaient nullement effarouchées, mais la plus grande rougit jusqu'aux oreilles à la vue de François. Ce dernier, appuyé au montant de la porte, essuyait son visage couvert de sueur. La jeune fille s'approcha de lui, de plus en plus, excitée et souriante. Une branche d'olivier chargée de fruits couronnait son front. François fit un pas en arrière comme s'il avait peur.

- Tu la connais? lui demandai-je tout bas.

- Tais-toi, répondit-il en pâlissant.

La fillette s'enhardit:

- Messire François, dit-elle, railleuse, vous êtes le bienvenu dans notre humble demeure.

François la regardait. Il ne répondait pas, mais son menton tremblait.

- Tu te trouves dans la maison de Saint Damien, répondis-je moi-même pour couvrir le silence de François. Depuis quand l'occupez-vous, toi et tes compagnes?

Les deux autres jouvencelles, un peu plus jeunes, treize ou quatorze ans, se rapprochèrent doucement, la main devant la bouche pour étouffer leurs rires.

- Depuis ce matin, répondit la jeune fille. Nous comptons rester toute la journée. Voici ma soeur Agnès et notre petite voisine Ermelinde. Nous avons apporté un panier plein de provisions et de fruits.

Elle se tourna de nouveau vers François.

- Si cela peut faire plaisir à Messire François, nous l'invitons à déjeuner. Puisqu'il est venu chez nous, nous le recevrons en ami.

- Claire, fit François très doucement. Je te souhaite le bonjour.

Nikos Kazantzaki, Le pauvre d'Assise (Plon, 1957)

image: San Damiano, Assisi (tripadvisor.it)

25/12/2015

Chemins de traverse - 328 / Nikos Kazantzaki

Nikos Kazantzaki

littérature,roman,extraits,livres

L'air était glacé et le ciel d'une grande pureté. Les étoiles descendaient et frôlaient presque la terre. Chacun de nous en avait une au-dessus de sa tête. François marchait d'un pas dansant. Soudain, il s'arrêta:

- Mes frères, quel bonheur, quelle immense joie vient d'être donnée aux hommes! Vous rendez-vous bien compte de ce que nous allons voir? Dieu enfant! La Vierge Marie allaitant Dieu! Les anges descendus du Ciel et chantant l'hosanna! Frère Pacifique, fais-moi plaisir, prends ton luth et chante "Et elle enfanta son fils premier-né et elle l'emmaillota et le coucha dans une crèche."

François se pencha et me dit à l'oreille: 

- Je ne puis contenir ma joie, frère Léon. Regarde comme je marche bien! Je n'ai plus mal aux pieds. Cette nuit, j'ai rêvé que la Vierge Marie déposait l'Enfant Divin dans mes bras.

Les paysans des villages voisins s'étaient rassemblés dans la forêt et leurs torches illuminaient les arbres. La grotte était déjà remplie de monde. François baissa la tête et entra, suivi de tous les frères. Au fond, près de la crèche garnie de paille, il y avait un âne et un boeuf qui ruminait tranquillement. Le Père Silvestre s'arrêta devant le berceau divin, comme devant un autel, et se mit à dire la messe. Pendant ce temps, François en faisait le tour à quatre pattes tout en bêlant. Et quand le Père Silvestre, qui lisait l'Evangile, atteignit ce passage: Gloire soit à Dieu, au plus haut des cieux; paix sur la terre, bonne volonté envers les hommes! une clarté bleue illumina la crèche et tout le monde put voir François se pencher, puis se relever, tenant un nouveau-né sans les bras.

Les paysans, transportés, gémirent en brandissant leurs torches. Nous nous jetâmes à plat ventre sur le sol, éblouis par le miracle. Je relevai la tête et vis l'enfant tendre ses petits bras et caresser la barbe et les joues de François, tout en souriant et agitant ses pieds menus. Puis, François le souleva très haut devant les torches enflammées et s'écria:

- Mes frères, voici le Sauveur du monde!

Alors dans leur exaltation, les paysans se précipitèrent sur lui pour toucher l'Enfant Jésus. Mais à ce moment, la clarté bleue s'éteignit, la crèche rentra de nouveau dans l'ombre et l'on s'aperçut que François avait disparu, emportant le nouveau-né.

Les paysans se précipitèrent dehors avec leurs lumières et se mirent à fouiller la forêt pour le trouver, mais en vain! Le ciel  commençait de blanchir, l'étoile du matin brillait et dansait à l'Orient, solitaire. Le jour était né.

Plus tard, je trouvai François à la porte de sa hutte, le visage tourné dans la direction de Béthléem.

Nikos Kazantzaki, Le pauvre d'Assise (Plon, 1957)

image: http://lusile17.l.u.pic.centerblog.net

10:10 Publié dans Chemins de traverse, François d'Assise | Tags : littérature, roman, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg