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07/05/2017

Une étreinte de feu - 279 / Bernard de Clairvaux

Bernard de Clairvaux

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

O mon Sauveur, je Vous en conjure, que vienne le temps où je Vous verrai à visage découvert, Vous que mes soupirs appellent de loin; je saisirai Celui que j'aime, je L’étreindrai, afin d'être absorbé tout entier dans l'abîme de Son amour. Que rien, je Vous le demande, ne m'offre de douceur sans Vous, que rien de précieux ne me plaise loin de Vous. Mais donnez-moi, ô bon Jésus, de vivre en Vous et de mourir pour Votre amour, Vous qui avez daigné souffrir pour moi le tourment d'une mort amère.

Bernard de Clairvaux, Livre ou Traité de la Charité (abbaye-saint-benoit.ch)

image: Abbaye de Melleray, Bretagne / France (photos-bretagne.com)

16/04/2017

Le chant à Marie - 45 / Bernard de Clairvaux

d'après Bernard de Clairvaux

(Communauté de l'Emmanuel)

Curio 48a.jpg

Si le vent des tentations s'élève,
Si tu heurtes le rocher des épreuves,
Si les flots de l'ambition t'entraînent,
Si l'orage des passions se déchaîne:

Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien!
Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin!

Quand l'angoisse et les périls, le doute,
Quand la nuit du désespoir te recouvre,
Si devant la gravité de tes fautes,
La pensée du jugement te tourmente:

Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien!
Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin!

Si ton âme est envahie de colère,
Jalousie et trahison te submergent,
Si ton coeur est englouti dans le gouffre,
Emporté par les courants de tristesse

Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien!
Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin!

Elle se lève sur la mer, elle éclaire,
Son éclat et ses rayons illuminent,
Sa lumière resplendit sur la Terre,
Dans les cieux et jusqu'au fond des abîmes.

Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien!
Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin!

Si tu la suis, tu ne dévies pas,
Si tu la pries, tu ne faiblis pas.
Ti ne crains rien, elle est avec toi,
Et jusqu'au port, elle te guidera.

Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Si tu la suis, tu ne crains rien!
Regarde l'étoile,
Invoque Marie,
Elle te conduit sur le chemin!


image: Eglise de Curio / Tessin, Suisse (2013)

illustration musicale: Regarde l'étoile, invoque Marie / Communauté de l'Emmanuel

 

19:35 Publié dans Bernard de Clairvaux, Prier avec Marie | Tags : littérature, prière, marie, chant sacré, musique, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

08/04/2017

Morceaux choisis - 645 / Jean-Paul 1er

Jean-Paul 1er

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Les grands principes doivent se couler dans la vie des hommes. Or les hommes sont comme les feuilles d'un arbre: toutes semblables, aucune parfaitement semblable à l'autre. Ils se présentent à nous différents l'un de l'autre, par la culture, le tempérament, la famille, les circonstances, l'état d'âme. Attention donc aux circonstances, aux états d'âme. S'ils changent, changez vous aussi, non les principes, mais leur application à la réalité du moment.

Toutefois, je n'appelle pas prudence l'excessive désinvolture dans le changement. La bonne tactique des justes dosages et des adaptations n'est pas l'opportunisme. Il ne s'agit pas de tourner le dos à celui qui tombe en disgrâce, ni de rivaliser d'adresse pour tordre ses principes et son âme. Comme n'est pas non plus prudente l'attitude de qui s'obstine à ne pas prendre acte de réalités qui crèvent les yeux et tombe dans une rigidité excessive, dans l'intégrisme. Cela arrive. Tel s'empare d'une idée, l'enfouit en terre et continue à monter la garde autour d'elle, à la défendre jalousement toute sa vie,  sans jamais plus la réexaminer, sans vouloir vérifier ce qu'elle est devenue après tant de pluies et de vents, de tempêtes, d'événements et de changements.

La vie est bien autre chose: cherchez autant à savoir que comprendre. Comme je le disais plus haut, posséder les principes et les appliquer à la réalité, c'est le début de la prudence.

Albino Luciani / Jean-Paul 1er, De saint Bernard de Clairvaux, dans: Humblement vôtre (Nouvelle Cité, 1978)

image: Saint Bernard de Clairvaux, Vitrail - Musée de Cluny, Paris / France (fr.wikipedia.org)

06/03/2017

Morceaux choisis - 629 / Bernard de Clairvaux

Bernard de Clairvaux

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Je ne sais par quel charme secret les hommes se sentent toujours portés à donner là où il y a davantage. Quand les yeux se sont ouverts d'admiration pour contempler les reliques des saints enchâssées dans l'or, les bourses s'ouvrent à leur tour pour laisser couler l'or. On expose la statue d'un saint ou d'une sainte et on la croit d'autant plus sainte qu'elle est plus chargée de couleurs. Alors on fait foule pour la baiser et en même temps on est prié de laisser une offrande; c'est à la beauté de l'objet plus qu'à sa sainteté que s'adressent tous ces respects. On suspend aussi dans l'église des roues plutôt que des couronnes, chargées de perles, entourées de lampes et incrustées de pierres précieuses d'un feu plus éclatant encore que celui des lampes. En guise de candélabres, on voit de vrais arbres d'airain travaillés avec un art admirable et qui n'éblouissent pas moins par l'éclat des pierreries que par celui des cierges dont ils sont chargés. Que se propose-t-on avec tout cela, est-ce de faire naître la componction dans les coeurs? N'est-ce pas plutôt d'exciter l'admiration de ceux qui le voient?

O Vanité des vanités, mais vanité plus insensée encore que vaine! Les murs de l'église sont étincelants de richesse et les pauvres sont dans le dénûment; ses pierres sont couvertes de dorures et ses enfants sont privés de. vêtements; on fait servir le bien des pauvres à des embellissements qui charment les regards des riches. Les amateurs trouvent à l'église de quoi satisfaire leur curiosité, et les pauvres n'y trouvent point de quoi sustenter leur misère. Pourquoi du moins ne pas respecter les images mêmes des saints et les prodiguer jusque dans le pavé que nous foulons? Souvent on crache à la figure d'un ange et le pied des ponts tombe sur la tête d'un saint. Si on n'a aucun respect pour les images des saints, pourquoi n'en a-t-on pas au moins pour tant de belles couleurs? Pourquoi faire si beau quelque objet qu'on va bientôt salir? pourquoi ces peintures là oit l'on va poser le pied? A quoi bon ces beaux dessins là où les attend une poussière continuelle?

Le nombre de ces représentations est si grand et la diversité si charmante et si variée qu'on préfère regarder ces marbres que lire dans des manuscrits, et passer le jour à les admirer qu'à méditer la loi de Dieu. Grand Dieu! si on n'a pas honte de pareilles frivolités, on devrait au moins regretter ce qu'elles coûtent.

Saint Bernard de Clairvaux, Apologie adressée à Guillaume abbé de Saint-Thierry / extraits (abbaye-saint-benoit.ch)

image: Abbaye Notre-Dame de Citeaux, France (citeaux-abbaye.com)

08/02/2017

La citation du jour - 600 / Bernard de Clairvaux

Bernard de Clairvaux

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La consolation de Dieu est largement donnée à ceux qui n’en admettent pas une autre.

Bernard de Clairvaux, dans: Saint Thomas d'Aquin,  Sermon pour l'Avent - Lauda et laetare (livres-mystiques.com)

image: Abbaye de La Trappe, France (latrappe.fr)

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18/01/2017

La citation du jour - 25 / Bernard de Clairvaux

Bernard de Clairvaux

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O midi, plénitude de chaleur et de lumière, état fixe du soleil, extermination des ombres, dessèchement des marais, destruction des pestilences. O éternel solstice où le jour n'a plus de déclin! O lumière de midi, ô douceur printanière, ô beauté estivale, ô fécondité automnale et, afin de ne rien laisser sous silence: ô repos et loisirs de l'hiver! 

Bernard de Clairvaux, Sur le Cantique des cantiques, dans: François Cali, L'ordre cistercien (Arthaud, 1972)

image: www.schola-sainte-cecile.com

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12/01/2017

Se réjouir avec Saint Bernard - 1

Se réjouir avec Saint Bernard - I

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

Qui pourrait douter qu'il ne fallût rien moins qu'une bien grande cause pour qu'une si grande Majesté daignât descendre de si loin dans un séjour si peu digne d'elle? En effet, le motif qui L'y a déterminé est tout à fait grand, car ce n'est rien moins qu'une grande miséricorde, une grande compassion et une immense charité. En effet, pour quoi devons-nous croire qu'il est venu? C'est le point que nous avons maintenant à éclaircir. Nous n'avons pas besoin de nous donner beaucoup de mal pour cela, puisque Ses paroles et Ses actes nous crient bien haut le motif de sa venue.

En effet, c'est pour chercher la centième brebis qui était perdue et errante qu'Il est descendu en toute hâte des montagnes célestes; c'est pour que Ses miséricordes fassent comprendre mieux encore le Seigneur, et que Ses merveilles montrent plus clairement aux hommes que c'est pour nous qu'Il est venu. Combien grand est l'honneur que nous fait le Dieu qui nous vient chercher! Mais aussi combien est grande la dignité de l'homme que Dieu recherche ainsi! Assurément s'il veut se glorifier de cela, ce ne sera point à lui une folie de le faire, non pas qu'il paraisse être quelque chose de son propre fond, mais parce que Celui qui l'a fait l'estime Lui-même à un si haut prix. Car ce ne sont point toutes les richesses du monde, ni toute la gloire d'ici-bas, ni rien de ce qui peut flatter nos désirs sur la terre qui fait notre grandeur. Tout cela n'est même absolument rien en comparaison de l'homme lui-même. Seigneur, qu'est-ce donc que l'homme pour que Vous le combliez de tant de gloire et pourquoi Votre coeur est-il porté en sa faveur?

Bernard de Clairvaux, Premier sermon de l'Avent / extrait (abbaye-saint-benoit.ch)

image: duec-savoiedauphine.over-blog.com

11/01/2017

Se réjouir avec Saint Bernard - 2

Se réjouir avec Saint Bernard - II

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Le rameau est la Vierge Mère de Dieu, et la fleur est son Fils. Oui, le Fils de la Vierge est une fleur d'un blanc et d'un rose éclatant et belle entre mille; une fleur que les anges souhaitent contempler, dont le parfum rend la vie aux morts; c'est, comme elle le dit elle-même, une fleur des champs (Ct 2,1), non des jardins, car les fleurs des champs poussent sans le secours de l'homme, personne ne l'a semée, personne ne la cultive, personne ne répand un engrais à la place où elle pousse. Il en est tout à fait de même du sein de la Vierge Marie; c'est ainsi qu'il a fleuri, ainsi que ses chastes entrailles ont produit, comme une prairie d'une éternelle verdeur, que le soc de la charrue n'a point remuée et que la main de l'homme a toujours respectée, une fleur dont la beauté ne doit point se corrompre, dont l'éclat ne se flétrira jamais. O Vierge, rameau sublime, tu te termines par une tête sainte et superbe qui s'élève jusqu'à Celui qui est assis sur un trône; jusqu'à la majesté du Seigneur même. Après tout, pourquoi m'en étonnerai-je, quand je te vois pousser à une si grande profondeur les racines de l'humilité? 

La Vierge est cette voie royale par laquelle le Sauveur est venu à nous, car c'est de son sein qu'Il s'est élancé comme un jeune époux de sa couche nuptiale. Efforçons-nous de monter vers le Sauveur par la même voie qu'Il a suivie pour descendre jusqu'à nous, d'arriver par elle à la grâce de Celui qui, par elle aussi, est venu jusque dans notre misère.

Puissions-nous avoir, par vous, accès auprès de votre Fils, ô vous qui avez eu le bonheur de trouver la grâce, d'enfanter la vie et le salut. Que Celui qui nous a été donné par vous, par vous aussi nous reçoive. Que votre sainteté excuse auprès de Lui la faute de notre corruption, et que votre humilité, qui charme les regards de Dieu, Lui fasse pardonner notre vanité. Que votre immense charité couvre la multitude de nos péchés et que votre glorieuse fécondité nous rende féconds aussi en bonnes œuvres. O vous, Notre-Dame, notre médiatrice et notre avocate, réconciliez-nous avec votre Fils, recommandez-nous, présentez-nous à Lui. Faites, ô bienheureuse Vierge, par la grâce que vous avez trouvée, par la miséricorde dont vous êtes la mère, que Jésus-Christ, votre Fils et notre Seigneur, le Dieu béni par-dessus toutes choses dans les siècles des siècles, qui a daigné, par vous, partager notre faiblesse et notre misère, nous fasse la grâce, à votre intercession, de nous faire partager un jour avec Lui la gloire et le bonheur éternels.

Bernard de Clairvaux, Second sermon de l'Avent / extrait (abbaye-saint-benoit.ch)

image: duec-savoiedauphine.over-blog.com