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11/04/2017

La citation du jour - 631 / Elisabeth de la Trinité

Elisabeth de la Trinité

littérature,spiritualité,citations,livres

Le bon Dieu ne refuse rien à la foi, à la confiance, à l'amour. Je vous laisse avec ces paroles de Saint Augustin: Il est là quand nous nous croyons seul. Il entend quand rien ne nous répond. Il nous aime quand tout nous abandonne.

Elisabeth de la Trinité, Lettre 206, dans: Didier-Marie Golay, Se préparer à Pâques avec Sainte Elisabeth de la Trinité - Retraite de Carême 2017 (carmes-paris.org)

image: http://randodujeudi.over-blog.com

07/04/2017

Morceaux choisis - 644 / Augustin d'Hippone

Augustin d'Hippone

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

Je ne voudrais pas que, pour aller à la vérité, vous cherchiez d'autres voies que les voies ouvertes par Celui qui, étant Dieu, a vu la faiblesse de nos pas. La première de ces voies c'est l'humilité; la seconde, l'humilité; la troisième, l'humilité; toutes les fois que vous m'interrogerez, je vous répondrai la même chose. Ce n'est pas qu'il n'y ait d'autres préceptes; mais si l'humilité ne précède, n'accompagne et ne suit tout ce que nous faisons de bien; si elle n'est pas comme un but vers lequel se portent nos regards, si elle n'est pas près de nous pour que nous nous attachions à elle, et au-dessus de nous pour nous réprimer dans la satisfaction de quelque bonne action, l'orgueil nous arrache tout de la main. Les autres vices naissent des péchés; l'orgueil est redoutable dans le bien même: ce qu'on a fait de louable est perdu par le désir de la louange. De même donc qu'un illustre orateur, à qui on demandait quel était le premier précepte à observer dans l'éloquence, répondit que c'était la prononciation; interrogé sur le second précepte, il répondit encore: la prononciation; et comme on lui demandait quel était le troisième, il dit qu'il n'y en avait pas d'autre que la prononciation; ainsi chaque fois que vous m'interrogerez sur les préceptes de la religion chrétienne, je voudrais répondre qu'il n'y en a pas d'autre que l'humilité.

Augustin d'Hippone, Lettre 118 (citationsdespiritualite.blogspot.ch)

image: Michelangelo Caravaggio, Saint Augustin / 1638 (commons.wikimedia.org)

07/02/2017

Une étreinte de feu - 85 / Augustin d'Hippone

Augustin d'Hippone

littérature,spiritualité,prières,livres

Vérité. Lumière de mon coeur. Ne laisse pas ma part obscure me parler. Je me suis dispersé là-bas. Je suis obscur. Mais là, même là, je T'ai aimé à la folie. Je me suis perdu et je me suis souvenu de Toi. J'ai entendu Ta voix derrière moi. Reviens. J'ai mal entendu à cause du vacarme d'une impossible paix. Maintenant, regarde, je reviens vers Ta source. En feu. Le souffle coupé. Personne pour m'en empêcher. Je vais la boire. Je vais en vivre. Je ne suis pas ma vie. Je vis mal de moi. J'ai été ma mort. En Toi je revis. Parle-moi. Explique-moi. J'ai cru Tes livres, les violents mystères de leurs paroles.

D'une voix forte, Seigneur, Tu as déjà dit à mon oreille intérieure que Tu es éternel. Le seul à avoir l'immortalité. Tu ne changes ni de forme ni de mouvement. Ta volonté ne varie pas en fonction du temps. Une volonté qui change n'est pas immortelle. Sous Ton regard, cette vérité est claire pour moi. De plus en plus claire. Je T'en supplie, sous Ta protection, je veux rester sur cette évidence.

Et d'une voix forte, Seigneur, Tu as dit aussi à mon oreille intérieure: toutes les natures et toutes les substances ne sont ce que tu es et pourtant elles sont. Tu les as faites. Seul n'est pas de Toi ce qui n'est pas... Sous Ton regard, cette vérité est claire pour moi. De plus en plus claire. Je T'en supplie, sous Ta protection, je veux rester sur cette évidence.

Et d'une voix forte, Tu as dit aussi à mon oreille intérieure: cette créature ne partage pas non plus Ton éternité. Tu es son seul plaisir. Elle s'abreuve à Toi, pureté ininterrompue, et jamais nulle part ne trahit la moindre inconstance. Pour elle, Tu es toujours présent. Elle tient à Toi de tout son amour. Pas de futur à attendre. Ni souvenir d'un passé traversé. Aucun changement, aucune dispersion temporelle.

Bonheur si elle existe, collée à Ton bonheur. Bonheur: Tu es Son hôte éternel, Son illumination. Et je ne trouve rien d'autre qui mériterait davantage selon moi l'appelation ciel de ciel du Seigneur que Ta maison qui contemple Tes plaisirs sans céder à la fuite vers un ailleurs. Pure intelligence. Unité harmonieuse. Paix stable des saints esprits, citoyens de Ta cité dans les cieux au-dessus de notre ciel.  

Saint Augustin, Les aveux / Les confessions (P.O.L, 2013)

image: Ary Scheffer, Saint Augustin et sainte Monique / 1854 (free-artworks.gatag.net)

26/01/2017

La citation du jour - 45 / Augustin d'Hippone

Augustin d'Hippone

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Aime et fais ce que tu veux; si tu te tais, tais-toi par amour; si tu parles, parle par amour; si tu corriges, corrige par amour; si tu pardonnes, pardonne par amour; aie au fond du coeur la racine de l'amour: de cette racine, il ne peut rien sortir que de bon.

Saint Augustin, Commentaire de la première Epître de Saint Jean (coll. Sources chrétiennes/Cerf, 1984)

image: Odilon Redon, La barque mystique (cultured.com)

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12/01/2017

Morceaux choisis - 16 / Augustin d'Hippone

Augustin d'Hippone

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Si vous aimez des propriétés, vous désirerez toute la terre, de sorte que tous ceux qui naîtront soient vos fermiers ou vos serviteurs. Et que ferez-vous, lorsque vous posséderez toute la terre? Vous demanderez la mer, bien que vous ne puissiez y vivre. Dans ce genre d'avarice, les poissons seront mieux partagés que vous; à moins que vous ne possédiez aussi les îles de la mer. Mais passez outre, demandez encore le domaine des airs, quoique vous ne puissiez pas voler. Etendez vos désirs jusqu'au ciel; dites que le soleil, la lune et les étoiles vous appartiennent, parce que Celui qui a fait toutes ces choses vous a dit: demandez ce que vous désirez. Cependant, vous ne trouverez rien qui ait plus de prix, vous ne trouverez rien qui soit meilleur que Celui qui a fait toutes ces choses. Demandez donc Celui qui les a faites, et en lui et par lui vous posséderez tout ce qu'Il a fait. Toutes ces choses sont d'un haut prix, parce que toutes sont belles, mais qu'y a-t-il de plus beau que Lui? Elles sont fortes, mais qu'y a-t-il de plus fort que Lui? 

Saint Augustin, Discours sur les Psaumes, vol. 1 (Cerf, 2007)

image: avantderniereschoses.blogspot.com

08/01/2017

Dieu m'invite à Le rencontrer - 3

Dieu m'invite à Le rencontrer - III

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Nous n'admirons pas souvent notre âme alors qu'elle contient un trésor. Dieu habite en nous et nous n'y faisons pas assez attention. Saint Augustin écrivait après sa conversion qu'il avait cherché Dieu partout autour de lui et qu'il avait fini par Le trouver au fond de lui-même.

C'est l'Esprit Saint présent au fond de moi qui me permet de prier, de dire à Dieu: Père. La merveille de la grâce reçue à mon baptême c'est que, puisque je suis devenu enfant de Dieu, je peux discuter avec Lui comme avec un ami, je peux Lui parler et L'écouter.

Nous n'avons pas besoin de partir loin pour rencontrer Dieu: nous n'avons pas besoin de parler fort. Il est tellement près que si bas qu'on Lui parle, Il entend, disait sainte Thérèse d'Avila.

Jacques d'Avigneau et Soeur Natalie Le Gac, Dieu m'invite à Le rencontrer (Ed. du Carmel, 2008)

31/12/2016

Morceaux choisis - 97 / Augustin d'Hippone

Augustin d'Hippone 

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En marchant par la foi, faisons le bien, et pour faire le bien, ayons envers Dieu une affection gratuite et envers le prochain une affection bienfaisante. Nous n'avons rien à donner à Dieu, mais nous pouvons donner au prochain, et nous mériterons, en lui donnant, de posséder Celui qui est l'abondance même. Que chacun donc donne ce qu'il a; que chacun verse dans le sein de l'indigent ce qu'il a de superflu. L'un a de l'argent; qu'il nourrisse le pauvre, donne des vêtements à qui n'en a pas, bâtisse une église, fasse enfin avec son argent tout le bien qu'il peut faire. Un autre a de la prudence; qu'il dirige son prochain et dissipe, à la lumière de la piété, les ombres du doute. Un autre encore est instruit; qu'il puise dans les trésors du Seigneur, qu'il distribue de quoi vivre à ses collègues dans le service de Dieu; qu'il affermisse les fidèles, ramène les égarés, cherche ceux qui sont perdus et fasse enfin tout ce qu'il peut. Les pauvres mêmes peuvent se donner l'un à l'autre. Que celui-ci prête ses pieds au boiteux, que celui-là serve de guide à l'aveugle; que l'un visite les malades et que l'autre ensevelisse les morts. Ces services sont à la portée de tous, et il serait fort difficile de rencontrer quelqu'un qui n'eût rien à donner.

Saint Augustin, Sermon XCI, dans: Sermons sur l'Ecriture (coll. Bouquins/Laffont, 2014)

image: Juste de Gand et Berruguete Pedro, Saint Augustin (fr.muzeo.com)