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02/06/2017

La citation du jour - 653 / Djalâl-od-Dîn Rûmî

Djalâl-od-Dîn Rûmî

littérature,spiritualité,citations,livres

La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.

Djalâl-od-Dîn Rûmî, Odes mystiques (coll. Points Sagesses/Seuil, 2003)

image: https://www.colourbox.de

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Sur les traces de Saint François - 14

Pascal Baylon

Sur les traces de Saint François - XIV

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

Rendre grâce à Dieu, ce n'est pas autre chose qu'un acte intérieur de l'âme par lequel on reconnaît Dieu pour Seigneur infini et universel, de qui découle tout bien. C'est se réjouir de toute la gloire de Dieu quand on reçoit quelque bien céleste, car on voit que ce bienfait nous rend capable de mieux aimer et servir le donateur de tout bien. Et puis, quand tu reçois des grâces de la main du Seigneur, offre à Dieu tout ce que tu es.

Multiplie ces actes à l'infini, réjouis-toi du pouvoir et de la bonté de ce Seigneur qui t'accorde ce bienfait et ce don pour lequel tu Lui rends grâce. Si tu veux que tes actions de grâce soient très agréables à Dieu, humilie-toi d'abord, défais-toi de toi-même, fais-toi petit en présence de Dieu. Reconnais ta petitesse et ta misère, afin de mieux comprendre que tout ce que tu as est largesse de la main du Seigneur. Attarde-toi, sois heureux et réjouis-toi de te voir doué de grâces et de dons pour mieux servir Dieu, en oubliant totalement tout le bien et le profit qui peuvent s'ensuivre pour toi.

Nicolas Morin, Une année avec François d'Assise (Bayard, 2016)

image: Eremo delle Carceri, Assise / Italie (domuspacis.it)

01/06/2017

La citation du jour - 81 / Bernard de Clairvaux

Bernard de Clairvaux

littérature,spiritualité,citations,livres 

Aux moments d'épreuves, pense aux jours de joie; aux moments de bonheur, pense aux jours de souffrance. Que les grandes tristesses ne t'accablent pas, que les grandes joies ne t'exaltent pas: garde en tout l'égalité d'âme qui est déjà une image d'éternité.

Bernard de Clairvaux, Sermon pour le Mercredi Saint, dans:  Pierre-Jourdain Houyvet, Le rosaire avec Saint Bernard (Imprimeries Réunies, 1977)

image: Bernard de Clairvaux, Fontaine-lès-Dijon / France (vinoconvistablog.me)

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Une étreinte de feu - 182 / Marie Noël

Marie Noël

littérature,spiritualité,prières,livres  

Mon Dieu, source sans fond de la douceur humaine,
Je laisse en m’endormant couler mon cœur en Vous
Comme un vase tombé dans l’eau de la fontaine
Et que Vous remplissez de Vous-même sans nous.

En Vous demain matin je reviendrai le prendre
Plein de l’amour qu’il faut pour la journée. O Dieu,
Il n’en tient guère, hélas! Vous avez beau répandre
Vos flots en lui, jamais il n’en garde qu’un peu.

Mais renouvelez-moi sans fin ce peu d’eau vive,
Donnez-le-moi dès l’aube, au pied du jour ardu
Et redonnez-le-moi lorsque le soir arrive,
Avant le soir, Seigneur, car je l’aurai perdu.

Ô Vous de qui le jour reçoit le jour sans trêve,
Par qui l’herbe qui pousse est poussée en la nuit,
Qui sans cesse ajoutez à l’arbre qui s’élève
L’invisible hauteur qui dans l’air le conduit,

Donnez à mon cœur faible et de pauvres limites,
Mon cœur à si grand’peine aimant et fraternel,
Dieu patient des œuvres lentes et petites,
Donnez à chaque instant mon amour éternel.
Ainsi soit-il.

Marie Noël, Les Chants de la Merci, suivi de: Chants de Quatre-Temps
 (coll. Poésie/Gallimard, 2003
)

image: Cathédrale Saint Etienne, Auxerre / France (cem.revues.org)

Chemins de traverse - 571 / Platon

Platon

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Je considère qu'il vaut mieux jouer faux sur une lyre mal accordée, mal diriger le chœur que je pourrais diriger, ne pas être d'accord avec la plupart des gens et dire le contraire de ce qu'ils disent - oui, tout cela, plutôt que d'être, moi tout seul, mal accordé avec moi-même et de contredire mes propres principes.

Platon, Gorgias (coll. GF/Flammarion, 2007)

image: http://stephanedado.blogspot.ch

00:43 Publié dans Chemins de traverse | Tags : littérature, philosophie, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

31/05/2017

Prier avec Marie - 57 / Henri Perreyve

Henri Perreyve

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O Marie, vous êtes le premier, le plus pur et le meilleur de ces êtres doux et chers, qu'il est bon de rencontrer à l'heure de la détresse. Votre cœur est riche sans mesure des deux forces qui rendent une âme compatissante: l'amour et la pureté; et ce cœur incomparable est partout. Il n'y a terre si étrangère, exil si lointain, où l'on ne puisse vous rencontrer comme Jésus au détour de la voie douloureuse. Vous êtes la dernière vision du jeune soldat qui meurt en regrettant sa Mère; vous êtes la dernière vision du missionnaire égaré et qui, tombant de fatigue et de faim loin des hommes, sent une étreinte maternelle envelopper sa tête mourante, et expire sur votre sein.

O Marie, nous aussi nous avons à souffrir en ce monde, et nul ne sait quelle sera la mesure de nos maux. Peut-être un jour serons-nous seul, loin des nôtres, livré au secours banal de l'indifférence et aux consolations qu'il faut payer. Venez alors, ô Marie, ô ma Mère! Venez au-devant de nos plaintes; mettez sur nos lèvres ce Nom tant de foi invoqué depuis nos premiers jours, ce Nom qui calme, qui apaise, qui purifie tout ce qu'il entend. O Marie, qui avez été trouvée digne de consoler et de fortifier l'Homme-Dieu sur le chemin du Calvaire, voyez la faiblesse des hommes; voyez notre faiblesse, et jetez sur nous ce regard de Mère qui allège le poids de toute Croix.

Henri Perreyve, Vierge sainte, dans: Isabelle Langres, 100 prières avec Marie (Salvator, 2007)

image: https://artetvia.files.wordpress.com

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Morceaux choisis - 673 / Benoît XVI

Benoît XVI

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Plus l'homme est proche de Dieu, plus il est proche des hommes. Nous le voyons en Marie. Le fait qu'elle soit totalement auprès de Dieu est la raison pour laquelle elle est également si proche des hommes. Elle peut ainsi être la Mère de toute consolation et de toute aide, une Mère à laquelle, devant chaque nécessité, quiconque peut oser s'adresser dans sa propre faiblesse et dans son propre péché, car elle comprend tout et elle est pour tous la force ouverte de la bonté créatrice.

Quand la Vierge Marie rend grâce au Seigneur, elle nous prend à témoin. Marie partage, comme par anticipation, avec ses futurs enfants que nous sommes, la joie qui habite son cœur, pour qu'elle devienne la nôtre. Chaque récitation du Magnificat fait de nous des témoins de son sourire. Nous ne devons pas seulement porter le Christ dans notre cœur, mais nous devons le porter au monde, de sorte que nous puissions aussi engendrer le Christ pour notre temps.

Benoît XVI, Texte de méditation sur la Visitation / extraits (site-catholique.fr)

image: Basilique Notre-Dame, Genève (ecr-ge.ch)

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30/05/2017

Morceaux choisis - 28 / Thérèse de Jésus

Thérèse de Jésus (Thérèse d'Avila)

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On peut, me semble-t-il, arroser notre jardin de quatre façons: ou bien en tirant l'eau d'un puits, ce qui se fait à grand-peine; ou bien au moyen d'une noria et de godets et en se servant d'une manivelle, comme je l'ai fait quelque fois, ce qui donne moins de fatigue et amène plus d'eau; ou bien d'une rivière ou d'un ruisseau, ce qui arrose bien mieux, car la terre est bien plus gorgée d'eau, on n'a pas besoin d'arroser si souvent et le jardinier a beaucoup moins de travail; ou bien, s'il pleut beaucoup, c'est le Seigneur qui arrose alors le jardin sans aucun effort de notre part, et c'est, sans comparaison, bien mieux que tout ce qui vient d'être dit. 

Thérèse d'Avila, Livre de la vie, dans:  Thérèse d'Avila et Jean de la Croix, Oeuvres (Bibliothèque de la Pléiade/Gallimard, 2013)

image: Les Saules, Cologny / Suisse (2013)