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30/06/2017

Morceaux choisis - 689 / Silouane de l'Athos

Silouane de l'Athos

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Lorsque l’âme est toute pénétrée par l’amour de Dieu, oh! comme tout est bon alors, comme tout est rempli de douceur et de joie! Mais, même alors, on n’échappe pas aux afflictions, et plus grand est l’amour, plus grandes sont les afflictions. La Mère de Dieu n’a jamais péché, même par une seule pensée, et elle n’a jamais perdu la grâce, mais, elle aussi, eut à endurer de grandes afflictions. Quand elle se tenait au pied de la Croix, sa peine était vaste comme l’océan. Les douleurs de son âme étaient incomparablement plus grandes que celles d’Adam lorsqu’il fut chassé du Paradis, parce que son amour était, lui aussi, incomparablement plus grand que celui d’Adam. Et si elle resta en vie, c’est uniquement parce que la force du Seigneur la soutenait, car le Seigneur voulait qu’elle voie Sa Résurrection, et qu’après Son Ascension elle reste sur terre pour consoler et réjouir les Apôtres et le nouveau peuple chrétien.
 
Nous ne parvenons pas à la plénitude de l’amour de la Mère de Dieu, et c’est pourquoi nous ne pouvons pas non plus pleinement comprendre sa douleur. Son amour était parfait. Elle aimait immensément son Dieu et son Fils, mais elle aimait aussi d’un grand amour les hommes. Et que n’a-t-elle pas enduré lorsque ces hommes, qu’elle aimait tant et pour lesquels jusqu’à la fin elle voulait le salut, crucifièrent son Fils bien-aimé? Nous ne pouvons pas le comprendre, car notre amour pour Dieu et pour les hommes est trop faible. Comme l’amour de la Mère de Dieu n’a pas de mesure et dépasse notre compréhension, de même sa douleur est immense et impénétrable pour nous.
 
Silouane de l'Athos, Notre joie et notre espérance (pagesorthodoxes.net)
 
image: http://coisasdesantos.blogspot.ch

Chemins de traverse - 586 / Paul Claudel

Paul Claudel

littérature,poésie,extraits,livres 

Par les deux fenêtres qui sont en face de moi, les deux fenêtres qui sont à ma gauche, et les deux fenêtres qui sont à ma droite, je vois, j’entends d’une oreille et de l’autre tomber immensément la pluie. Je pense qu’il est un quart d’heure après midi: autour de moi, tout est lumière et eau. Je porte ma plume à l’encrier, et jouissant de la sécurité de mon emprisonnement, intérieur, aquatique, tel qu’un insecte dans le milieu d’une bulle d’air, j’écris ce poème.

Ce n’est point de la bruine qui tombe, ce n’est point une pluie languissante et douteuse. La nue attrape de près la terre et descend sur elle serré et bourru, d’une attaque puissante et profonde. Qu’il fait frais, grenouilles, à oublier, dans l’épaisseur de l’herbe mouillée, la mare! Il n’est pas à craindre que la pluie cesse; cela est copieux, cela est satisfaisant. Altéré, mes frères, à qui cette très merveilleuse rasade ne suffirait pas. La terre a disparu, la maison baigne, les arbres submergés ruissellent, le fleuve lui-même qui termine mon horizon comme une mer paraît noyé. Le temps ne me dure pas, et, tendant l’ouïe, non pas au déclenchement d’aucune heure, je médite le ton innombrable et neutre du psaume.

Cependant la pluie vers la fin du jour s’interrompt, et tandis que la nue accumulée prépare un plus sombre assaut, telle qu’Iris du sommet du ciel fondait tout droit au cœur des batailles, une noire araignée s’arrête, la tête en bas et suspendue par le derrière au milieu de la fenêtre que j’ai ouverte sur les feuillages et le Nord couleur de brou. Il ne fait plus clair, voici qu’il faut allumer. Je fais aux tempêtes la libation de cette goutte d’encre.

Paul Claudel, Connaissance de l'Est, suivi de: L'oiseau noir dans le soleil levant (coll. Poésie/Gallimard, 2003)

image: http://france3-regions.francetvinfo.fr

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Prier avec Marie - 59 / Pape François

Pape François

littérature,spiritualité,marie,prières,livres

Marie, femme de l’écoute, ouvre nos oreilles: fais que nous sachions écouter la Parole de ton Fils Jésus entre les mille paroles de ce monde; fais que nous sachions écouter la réalité dans laquelle nous vivons, chaque personne que nous rencontrons, en particulier celle qui est la plus pauvre, démunie, en difficulté. Marie, femme de la décision, illumine notre esprit et notre cœur, pour que nous sachions obéir à la Parole de ton Fils Jésus, sans hésitations; donne-nous le courage de la décision, de ne pas nous laisser entraîner pour que d’autres orientent notre vie. Marie, femme de l’action, fais que nos mains et nos pieds aillent en hâte vers les autres, pour apporter la charité et l’amour de ton Fils Jésus, pour apporter, comme toi, dans le monde la lumière de l’Évangile.

Pape François, Après la récitation du Chapelet, Place Saint-Pierre, Vatican - 31 mai 2013 (w2.vatican.va) 

image: Francisco de Zurbaran, The Immaculate Conception (artesehumordemulher.wordpress.com)

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29/06/2017

Morceaux choisis - 688 / Adrienne von Speyr

Adrienne von Speyr

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

Tout amour, même l’amour terrestre et corporel, peut être une vraie joie s’il ne se referme pas égoïstement, mais s’ouvre à Dieu. Si celui qui aime sait que son amour s’ouvre sur l’éternité, il sait aussi que le temps ne peut pas le miner; il confie son amour à Dieu pour que Dieu le garde selon Son bon Plaisir et en fasse ce qu’Il veut. Il sait alors que son amour est protégé par Dieu. Qu’il s’agisse d’un amour entre mère et enfant, entre frères et sœurs, entre amis, entre mari et femme, ou de l’amour du prochain en général, toute forme d’amour peut devenir joie parfaite si elle a sa racine et sa fleur en Dieu. Sans doute la mort du bien-aimé peut-elle y mettre un terme sur la terre, mais la vraie joie n’est pas arrêtée pour autant, car celui qui aime sait que le bien-aimé a rejoint Dieu et se trouve dans la joie du Seigneur. Ainsi le survivant se réjouit-il de la joie du bien-aimé.

Adrienne von Speyr, Sur l'amour et la joie (site-catholique.fr)

image: https://romanticlovemessages4u.blogspot.ch

Convergences musicales - 252 / Bob Dylan

Bob Dylan

"Chimes of Freedom"

chanson,musique

Far between sundown's finish an' midnight's broken toll
We ducked inside the doorway, thunder crashing
As majestic bells of bolts struck shadows in the sounds
Seeming to be the chimes of freedom flashing
Flashing for the warriors whose strength is not to fight
Flashing for the refugees on the unarmed road of flight
An' for each an' ev'ry underdog soldier in the night
An' we gazed upon the chimes of freedom flashing
 
Through the city's melted furnace, unexpectedly we watched
With faces hidden as the walls were tightening
As the echo of the wedding bells before the blowin' rain
Dissolved into the bells of the lightning
Tolling for the rebel, tolling for the rake
Tolling for the luckless, the abandoned an' forsakened
Tolling for the outcast, burnin' constantly at stake
An' we gazed upon the chimes of freedom flashing
 
Through the mad mystic hammering of the wild ripping hail
The sky cracked its poems in naked wonder
That the clinging of the church bells blew far into the breeze
Leaving only bells of lightning and its thunder
Striking for the gentle, striking for the kind
Striking for the guardians and protectors of the mind
An' the poet and the painter far behind his rightful time
An' we gazed upon the chimes of freedom flashing
 
In the wild cathedral evening the rain unraveled tales
For the disrobed faceless forms of no position
Tolling for the tongues with no place to bring their thoughts
All down in taken-for-granted situations
Tolling for the deaf an' blind, tolling for the mute
For the mistreated, mateless mother, the mistitled prostitute
For the misdemeanor outlaw, chaineded an' cheated by pursuit
An' we gazed upon the chimes of freedom flashing
 
Even though a cloud's white curtain in a far-off corner flared
An' the hypnotic splattered mist was slowly lifting
Electric light still struck like arrows, fired but for the ones
Condemned to drift or else be kept from drifting
Tolling for the searching ones, on their speechless, seeking trail
For the lonesome-hearted lovers with too personal a tale
An' for each unharmful, gentle soul misplaced inside a jail
An' we gazed upon the chimes of freedom flashing
 
Starry-eyed an' laughing as I recall when we were caught
Trapped by no track of hours for they hanged suspended
As we listened one last time an' we watched with one last look
Spellbound an' swallowed 'til the tolling ended
Tolling for the aching whose wounds cannot be nursed
For the countless confused, accused, misused, strung-out ones an' worse
An' for every hung-up person in the whole wide universe
An' we gazed upon the chimes of freedom flashing

texte et musique: Bob Dylan

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Sur les traces de Saint François - 23

Maximilien Kolbe

Sur les traces de Saint François - XXIII

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

Dans les difficultés, dans  les ténèbres, les faiblesses, les découragements, rappelons-nous que le paradis... est en train de s'approcher. Courage! Marie nous attend au ciel pour nous serrer contre son coeur. En outre, n'écoute pas le diable, s'il veut te faire croire que  le paradis n'existe pas pour toi. Même si tu avais commis tous les péchés possibles, un seul acte d'amour parfait laverait tout au point qu'aucune ombre ne subsisterait.

Nicolas Morin, Une année avec François d'Assise (Bayard, 2016)

image: Eremo delle Carceri, Assise / Italie (domuspacis.it)

28/06/2017

Morceaux choisis - 340 / Irénée de Lyon

Irénée de Lyon

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Ce n'est pas toi qui fais Dieu mais Dieu qui te fait. Si tu es l'ouvrage de Dieu, attends tout de Sa main: livre-toi à Celui qui peut te modeler et qui fait bien toutes choses en temps opportuns, et reçois en toi la forme que le Maître Ouvrier veut te donner. Garde en toi cette humilité qui vient de la Grâce, de peur que ta rudesse n'empêche le Seigneur d'imprimer en toi la marque de Son doigt. C'est en recevant cette empreinte que tu deviendras parfait, et seul le Seigneur pourra faire une oeuvre d'art avec cette pauvre argile que tu es. En effet, faire est le propre de la bonté de Dieu et Le laisser faire, c'est le rôle qui convient à ta nature d'homme.

Irénée de Lyon, Prière (site-catholique.fr)

image: Eglise Saint Irénée de Lyon,  France (abbaye-veniere.fr)

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Chemins de traverse - 585 / Emmanuel Levinas

Emmanuel Levinas

littérature,philosophie,extraits,livres 

Dans chaque mot, il y a un oiseau aux ailes repliées qui attend le souffle du lecteur.

Emmanuel Levinas, Lettre ouverte, dans: Pauline Bebe, A la lumière de ton visage (Actes Sud, 2014)

image: https://www.123rf.com

00:06 Publié dans Chemins de traverse, Pauline Bebe | Tags : littérature, philosophie, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg