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06/06/2017

Chemins de traverse - 573 / William Shakespeare

William Shakespeare

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Te comparerai-je à un jour d’été?
Tu es plus aimable et plus tempéré.
Les vents violents font tomber les tendres bourgeons de mai,
Et le bail de l’été est de trop courte durée.

Tantôt l’œil du ciel brille trop ardemment,
Et tantôt son teint d’or se ternit.
Tout ce qui est beau finit par déchoir du beau, dégradé,
Soit par accident, soit par le cours changeant de la nature.

Mais ton éternel été ne se flétrira pas
Et ne sera pas dépossédé de tes grâces.
La mort ne se vantera pas
De ce que tu erres sous son ombre,

Quand tu grandiras dans l’avenir en vers éternels.
Tant que les hommes respireront
Et que les yeux pourront voir,
Ceci vivra et te donnera la vie.

William Shakespeare, Sonnet XVIII, dans: Passeurs de mémoire, de Théocrite à Alfred Jarry (coll. Poésie/Gallimard, 2005)

image: Albert Lynch, Portrait of a Young Woman (liveinternet.ru)

00:01 Publié dans Chemins de traverse | Tags : littérature, poésie, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

Commentaires

"...Mais ton éternel été ne se flétrira pas
Et ne sera pas dépossédé de tes grâces..."
Merci.

Écrit par : Véra Kretz | 06/06/2017

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