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05/01/2017

Se réjouir avec Saint Bernard - 8

Se réjouir avec Saint Bernard - VIII

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

Est-il rien de plus nécessaire qu'un Sauveur à des hommes qui sont perdus, de plus désirable à des gens dans le malheur et de plus utile à quiconque est dans un état désespéré? En effet, sans le Christ, d'où attendre le salut, ou plutôt comment en concevoir même la plus faible espérance sous la loi du péché, dans ce corps de mort, dans ces jours mauvais et dans ce séjour d'afflictions, si elle ne renaît inopinément pour nous?

Ainsi peut-être désirez-vous faire votre salut, mais, pénétrés de la gravité du mal qui vous ronge, vous avez peur que le remède soit trop pénible à supporter. Ne craignez plus, le Christ est on ne peut plus doux et aimable, Il est plein de miséricorde, et Dieu L'a sacré d'une huile de joie en une manière plus excellente que celle de tous ceux qui participeront à Sa gloire, c'est-à-dire ceux qui recevront au moins une partie de Sa plénitude, sinon la plénitude même de l'huile de Son sacre. Mais en m'entendant dire qu'Il est doux, n'allez pas croire qu'Il est inefficace, car le Sauveur est en même temps le Fils de Dieu. Or, tel Père tel Fils: Il n'a qu'à vouloir pour pouvoir. 

Pour ce qui vous regarde, vous êtes heureux d'avoir un Sauveur, parce que vous êtes cloués par la paralysie sur votre grabat, ou même étendus à demi-mort au milieu de la route qui va de Jérusalem à Jéricho; vous vous sentez même d'autant plus heureux que ce Médecin est doux, ne fait point usage de médecines difficiles à prendre; autrement, peut-être auriez-vous mieux aimé demeurer toujours malades que de vous voir guérir en peu de temps, mais à condition de suivre un traitement pénible. Car il y en a beaucoup de nos jours qui périssent parce qu'ils fuient le Médecin; ils ne Le connaissent que sous le nom de Jésus, mais ne savent point qu'Il est le Christ, et ne jugent de la difficulté du remède qui leur est préparé que par le sentiment qu'ils ont du nombre et de la malignité des maladies dont ils sont atteints.

Bernard de Clairvaux, Sixième sermon pour la veille de Noël / extrait (abbaye-saint-benoit.ch)

image: duec-savoiedauphine.over-blog.com

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