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29/08/2016

Relire... Les Confessions - 17

Augustin d'Hippone

Relire... Les Confessions - XVII

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

J'ai toujours cru que Tu existes et que Tu te soucies de nous. Même si j'ignorais tout de Ta substance et quelle voie conduit ou reconduit vers Toi. Notre infirmité nous empêchant de découvrir la vérité par la seule raison, nous avons besoin de l'autorité des saintes Lettres. Je voulais bien croire que Tu n'aurais attribué en aucune façon à l'Ecriture une autorité aussi importante dans tous les pays, si Tu n'avais pas voulu qu'elle soit le moyen de croire en Toi et de Te chercher.

Après avoir entendu des interprétations plausibles de nombreux passages, j'attribuais l'absurdité, qui d'habitude me scandalisait dans ces Lettres, a la profondeur du mystère. Et leur autorité m'est apparue d'autant plus vénérable, d'autant plus digne d'une confiance sacrée, qu'elles étaient lisibles par tous, tout en réservant la dignité de leur secret à une compréhension plus en profondeur. Proposant des mots ouverts, un style simple qui parle à tous, elles retiennent aussi l'attention des coeurs lourds.

Elles accueillent tout le monde, elles sont ouvertes à tous les peuples, et par d'étroites brèches un petit nombre passe jusqu'à Toi. Beaucoup plus toutefois que si le prestige de leur autorité n'avait atteint un tel degré, et si elles n'avaient pas accueilli tant de foules dans leur sainte simplicité. 

Saint Augustin, Les aveux / Les confessions (P.O.L, 2013)

image: Saint Augustin et le mystère de la sainte Trinité, Eglise catholique du Tarn / France (catholique-tarn.cef.fr)

Morceaux choisis - 536 / Padre Pio

Padre Pio (Pio de Pietrelcina)

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

Sois assidu à la prière et à la méditation. Tu m'as dit que tu avais déjà commencé. C'est là une bien grande consolation pour un père qui t'aime comme Lui-même! Continue donc à progresser dans cet exercice de l'amour envers Dieu. Fais chaque jour un pas de plus: de nuit, à la faible lueur de la lampe, parmi les faiblesses et dans la sécheresse de l'esprit; ou de jour, dans la joie et l'illumination qui éblouit l'âme.

Si tu le peux, parle au Seigneur dans l'oraison, loue-le. Si tu n'y parviens pas parce que tu n'es pas encore bien avancé dans la vie spirituelle, ne t'inquiète pas: enferme-toi dans ta chambre et mets-toi en présence de Dieu. Il te verra et appréciera ta présence et ton silence. Ensuite, Il te prendra par la main, te parlera, fera les cent pas dans les allées de ce jardin qu'est l'oraison, et tu y trouveras ta consolation. Rester en présence de Dieu simplement pour manifester notre volonté de nous reconnaître ses serviteurs, voilà un excellent exercice spirituel qui nous fait avancer dans le chemin de la perfection.

Padre Pio, dans: Padre Pio, Lettre, dans: Gerardo Di Flumeri, Padre Pio - Une pensée par jour (Médiaspaul, 2000)

image: Pietrelcina, Italia (annuaire-mairie.fr)

Chemins de traverse - 447 / André Comte-Sponville

André Comte-Sponville

littérature,philosophie,extraits,livres

L'humilité manque parfois de simplicité, par ce redoublement de soi à soi qu'elle suppose. Se juger, c'est se prendre bien au sérieux. Le simple ne se pose pas tant de questions sur lui-même. Parce qu'il s'accepte comme il est? C'est déjà trop dire. Il ne s'accepte ni se refuse. Il ne s'interroge pas, ne se contemple pas, ne se considère pas. Il ne se loue ni se méprise. Il est ce qu'il est, simplement, sans détours, sans recherche, - car être lui paraît un trop grand mot pour si petite existence - il fait ce qu'il fait, comme chacun d'entre nous, mais ne voit pas là matière à discours, à commentaires, ni même à réflexion. Il est comme les oiseaux de nos forêts, léger et silencieux toujours, même quand il chante, même quand il se pose. Le réel suffit au réel, et cette simplicité est le réel même. Ainsi, le simple: c'est un individu réel, réduit à sa plus simple expression. Le chant? Le chant, parfois; le silence, plus souvent; la vie, toujours.

Le simple vit comme il respire, sans plus d'efforts ni de gloire, sans plus d'effets ni de honte. La simplicité n'est pas une vertu, qui s'ajouterait à l'existence. C'est l'existence même, en tant que rien ne s'y ajoute. Aussi est-elle la plus légère des vertus, la plus transparente, et la plus rare. C'est le contraire de la littérature: c'est la vie sans phrases et sans mensonges, sans exagération, sans grandiloquence. C'est la vie insignifiante, et c'est la vraie.

Le monde est son royaume, qui lui suffit. Le présent est son éternité, qui le comble. Il n'a rien à prouver, puisqu'il ne veut rien paraître. Ni rien à chercher, puisque tout est là. Quoi de plus simple que la simplicité? Quoi de plus léger? C'est la vertu des sages, et la sagesse des saints.

André Comte-Sponville, Petit traité des grandes vertus / extraits (coll. Points Essais/Seuil, 2014)

image: Konan Tanigami (pinterest.com)

00:01 Publié dans Chemins de traverse | Tags : littérature, philosophie, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

28/08/2016

Une étreinte de feu - 26 / Augustin d'Hippone

Augustin d'Hippone

littérature,spiritualité,prières,livres

Autant que je l'ai pu. Autant que tu m'en as donne de le pouvoir, je T'ai cherché. J'ai désiré voir par l'intelligence ce que je croyais. J'ai beaucoup étudié et beaucoup peiné.

Seigneur, mon Dieu, mon unique espérance, exauce-moi, de peur que par lassitude je ne veuille plus Te chercher, mais fais que toujours, je cherche ardemment Ta face. Donne-moi la force de Te chercher, Toi qui m'as fait Te trouver et qui m'as donné l'espoir de Te trouver de plus en plus.

Devant Toi est ma force, devant Toi est ma faiblesse. Garde ma force, guéris ma faiblesse. Devant Toi est ma science, devant Toi est mon ignorance; là où Tu m'as ouvert, accueille-moi quand je veux entrer; là où Tu m'as fermé, ouvre-moi quand je viens frapper.

Que ce soit de Toi que je me souvienne. Toi que je comprenne, Toi que j'aime. Augmente en moi ces trois dons, jusqu'à ce que Tu m'aies réformé tout entier.

Augustin d'Hippone, De la Trinité (oratoiredulouvre.fr)

image:  Ruines d'Hippone et Basilique Saint Augustin (algerieterredafrique.blogspot.ch)

La parole de Jésus - 40 / La présence de Dieu - II

La parole de Jésus - XXXX. La présence de Dieu - II

mis à jour - 2016

00_11 Leonardo da vinci_testa di cristo_conoscenzaecultura.blogspot.com.jpg

Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Mc 13, 31

Celui qui vous écoute m’écoute. Lc 10, 16

Voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. Lc 17, 21

Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous: l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Jn 14, 16-17

Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. Jn 14, 21

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Jn 14, 23

image: Léonard de Vinci, Tête du Christ, 1494 (peintures-tableaux.com)

sources: Traduction officielle liturgique de la Bible (Mame, 2013)

00:31 Publié dans Jésus-Christ / Sa parole | Tags : bible, jésus, nouveau testament, choix | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

Une étreinte de feu - 228 / Jean XXIII

Jean XXIII

littérature,spiritualité,prières,livres 

Je ne crains plus rien à côté de Vous! Je repose tout contre Vous; pareil à la brebis perdue, j'entends les battements de Votre coeur; Jésus, je suis à Vous une fois de plus, à Vous pour toujours. Avec Vous je suis vraiment grand; sans Vous je ne suis qu'un faible roseau, mais appuyé à Vous je suis une colonne. Je ne dois jamais oublier ma misère, non pour trembler sans cesse, mais pour que, malgré mon humilité et ma confusion, je m'approche de Votre coeur avec toujours plus de confiance, car ma misère est le trône de Votre miséricorde et de Votre amour.

Jean XXIII, Journal de l'âme / 1901-1903 (Cerf, 1964)

image: https://baltian.wordpress.com

27/08/2016

Morceaux choisis - 535 / Augustin d'Hippone

Augustin d'Hippone

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres 

Maintenant, Seigneur, je T'écris cet aveu. Lise qui voudra. Si quelqu'un trouve que j'ai commis une faute en pleurant ma mère un petit quart d'heure, cette mère que pour un temps j'ai considérée comme définitivement morte, elle qui tant d'années avait pleuré pour me faire vivre à Tes yeux, ne riez pas de moi mais plutôt, si vous avez grand amour, pleurez pour mes fautes devant Toi, Père de tous les frères de Ton Christ.

Mes aveux seront la garantie de l'ultime souhait de ma mère, davantage par les prières d'un grand nombre que par mes seules prières.

Saint Augustin, Les aveux / Les confessions - extraits (P.O.L, 2013)

image: Saint Augustin et sainte Monique (www.corazones.org)