Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/05/2017

Morceaux choisis - 672 / Geneviève de Gaulle-Anthonioz

Geneviève de Gaulle-Anthonioz

littérature,spiritualité,morceaux choisis,livres

Mes yeux se ferment sur une sorte de vision intérieure: un grand lac calme au milieu d'une sombre forêt. Ses bords sont nus et escarpés. Pas un roseau, pas un frisson de l'eau, pas un oiseau. Fascinée, je m'avance dangereusement. Une main vigoureuse me retient au moment de tomber.

Et soudain, c'est une grande paix qui me pénètre. Comme je voudrais la partager! Le chant du Salve Regina me revient tout entier en mémoire: la Mère de Miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, a tourné les yeux vers cette pauvresse qui gémit et qui pleure.

J'invoque sa clémence pour celles qui visitent l'angoisse et la mort tout près de moi et dont je ne sais plus rien...

Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Voici ta mère, dans: Jean Vanier, Prières glanées (Editions Fidélité, 2014)

00:01 Publié dans Morceaux choisis | Tags : littérature, spiritualité, morceaux choisis, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

Chant sacré - 199 / Mahalia Jackson

Chant sacré

"My God is Real"

 

Mahalia Jackson


00:00 Publié dans Chant sacré | Tags : chant sacré, gospel, musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

Chemins de traverse - 569 / Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

littérature,nouvelles,extraits,livres

Je ne tomberai pas. J'ai atteint le centre. J'écoute le battement d'on ne sait quelle divine horloge à travers la mince cloison charnelle de la vie pleine de sang, de tressaillements et de souffles. Je suis près du noyau mystérieux des choses comme la nuit on est quelquefois près d'un coeur.

Marguerite Yourcenar, Feux (coll. Imaginaire/Gallimard, 2007)

image: https://www.aaenmaas.nl

00:00 Publié dans Chemins de traverse | Tags : littérature, nouvelles, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

28/05/2017

Sur les traces de Saint François - 13

François d'Assise

Sur les traces de Saint François - XIII

00_17 Eremo delle Carceri_domuspacis.it.jpg

Heureux le serviteur qui aimerait autant son frère lorsqu'il est malade et ne peut rien faire pour lui, que lorsqu'il est bien portant et capable de lui rendre service.

Nicolas Morin, Une année avec François d'Assise (Bayard, 2016)

image: Eremo delle Carceri, Assise / Italie (domuspacis.it)

Les Cantiques de la Bible -11 / Le Cantique de la Sagesse - I

Les Cantiques de la Bible - XI. Le Cantique de la Sagesse - I

00_20 Cantiques de la Bible.jpg

Je suis sortie de la bouche du Très-Haut
et, comme la brume, j’ai couvert la terre.
J’ai dressé ma tente dans les hauteurs du ciel,
et la colonne de nuée était mon trône.
 
J’ai parcouru seule la voûte des cieux
et me suis promenée dans le fond des abîmes.
Des flots de la mer, de la terre entière,
de tout peuple et de toute nation j’ai fait mon domaine.
 
Parmi eux tous, j’ai cherché le lieu de mon repos,
une part d’héritage où m’établir.
Le Créateur de toutes choses m’a donné un ordre,
celui qui m’a créée a fixé ma demeure.
 
Il m’a dit:
"Viens demeurer parmi les fils de Jacob,
reçois ta part d’héritage en Israël,
enracine-toi dans le peuple élu."
 
Dès le commencement, avant les siècles, il m’a créée,
et pour les siècles je subsisterai;
dans la demeure sainte,
j’ai assuré mon service en sa présence.
 
Ainsi, je me suis fixée dans Sion,
il m’a fait demeurer dans la cité bien-aimée,
et dans Jérusalem
j’exerce ma puissance.
 
Je me suis enracinée dans un peuple glorieux,
dans le domaine du Seigneur,
dans son héritage:
j’habite au milieu de l’assemblée des saints.
 
Je me suis dressée comme un cèdre sur le Liban,
un cyprès dans la montagne de l’Hermon.
Je me suis dressée comme un palmier à Enn-Guèdi,
comme les plants de laurier-rose à Jéricho,
 
comme un bel olivier dans la plaine;
comme un platane je me suis dressée.
Comme le cinnamome et l’acanthe aromatique
j’ai donné mon parfum,
 
comme une myrrhe précieuse j’ai exhalé mes senteurs,
comme le galbanum, l’ambre et le storax,
comme un nuage d’encens
dans la tente de la Rencontre.
 
Comme un térébinthe j’ai déployé mes rameaux,
rameaux de grâce et de gloire.
Comme une vigne, j’ai donné des sarments pleins de grâce
et mes fleurs sont des fruits de gloire et de richesse.
 
Je suis la mère du bel amour,
de la crainte de Dieu
et de la connaissance
et aussi de la sainte espérance.
 
J’ai reçu toute grâce pour montrer le chemin et la vérité.
En moi est toute espérance de vie et de force.
Venez à moi, vous qui me désirez,
rassasiez-vous de mes fruits.
 
Mon souvenir est plus doux que le miel,
mon héritage, plus doux qu’un rayon de miel.
Mon souvenir demeure
dans la suite des âges.
 
Ceux qui me mangent auront encore faim,
ceux qui me boivent auront encore soif.
Celui qui m’obéit ne sera pas déçu.
Ceux qui travaillent avec moi ne seront pas pécheurs.
 
Ceux qui me mettent en lumière
auront la vie éternelle. 

Cantique de la Sagesse / Sg 24, 3-22

image: Philippe de Champaigne, Le sommeil d'Elie (parisforart.com)

sources: Traduction officielle liturgique de la Bible (Mame, 2013)

00:05 Publié dans Cantiques de la Bible, Prophète Elie | Tags : bible, ancien testament, choix | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

Une étreinte de feu - 283 / Bruno Leroy

Bruno Leroy

littérature,spiritualité,prières,livres

Il nous faut des bras solides, pour soulever nos montagnes de pauvretés, du R.M.I.ste, en passant par le chômeur et le meurtrier, de la femme vivant seule dans le cœur de son enfant, du jeune dont la drogue lui procure l'illusion d'exister, du déprimé qui pense perdre la raison, et tous les vieux qui meurent de solitude, les suicidés du temps qui ne trouvent plus le sens, et toutes ces blessures jamais cicatrisées. Donne-nous Seigneur, la force de les porter, les combattre dans la dignité, pour redonner cette dignité aux êtres qui croient l'avoir perdue.

Donne-nous Ton Esprit pour illuminer notre regard, et voir dans les petits des christs meurtris à vie, pour qu'ensemble nous façonnions ce monde, en univers plus juste selon Tes desseins d'Amour, une terre qui espère mettre les hommes debout, cette espérance brûlante qui nourrit l'arbre de nos luttes, ce robuste chêne au sein de la forêt, qui demande aux autres de bonnes volontés, pour suivre sa marche et détruire nos pauvretés, celles qui jamais ne permettront de nous reposer, tant que nous saignerons pour tant de plaies, tant que l'espérance ne sera pas logée dans l'âme de tous les désespérés. Oui, Seigneur, le combat ne peut que continuer, pour tous les humains qui cherchent à espérer, en ce jour - pas demain - dans l'éternité, mais éternellement dans la valeur sacrée de notre humanité.

Bruno Leroy, Donne-nous Seigneur Ton Esprit (site-catholique.fr)

image: http://www.tribosministry.com

00:05 Publié dans Une étreinte de feu / Prières | Tags : littérature, spiritualité, prières, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

27/05/2017

Chemins de traverse - 11 / Georges Bernanos

Georges Bernanos

littérature,roman,extraits,livres

Je voudrais vous donner ce que j'ai, ce que vous aimiez si fort, et dont je n'ai plus besoin maintenant - je n'en aurai jamais plus besoin, jamais - ma joie, ma pauvre joie qui vous plaisait. Je vous ai toujours obéi sans peine, comme vous désiriez l'être, avec allégresse. Et après tout, il est bien possible que cette allégresse fut vaine, mais quoi! N'est-ce pas vous qui vous étonniez un jour des grandes choses que Dieu sait tirer pour lui seul du rire d'un petit enfant?... Peut-être est-il bon aussi que j'apprenne à ménager la merveilleuse espérance dont je croyais la source intarissable, que je prodiguais sans y songer, follement, comme un présent de nul prix. L'espérance, après tout, c'est la parole divine, et la parole divine est à la fois suave et terrible. J'ai trop souri à la mort, ainsi qu'à tout le reste: il est juste que je voie aujourd'hui son vrai visage. Je l'ai vue. Je l'accepte ainsi, telle que vous me l'avez montrée: je la reçois véritablement de votre main...

Et maintenant... Et maintenant... comment vous dire?... Maintenant je vous supplie de n'être plus qu'heureux... heureux comme j'étais heureuse, ce matin, en vous regardant dormir, si calme, déjà hors de notre présence, à moitié dans l'ombre et à moitié dans la lumière. Ne vous détournez pas de moi ainsi, pour toujours, sur une dernière parole de tristesse. M'entendez-vous?

Après Dieu, c'est à vous que je devais ma joie, vous dis-je. Reprenez-la. Daignez la consommer tout entière, d'un seul coup, seulement pour franchir ce petit passage. S'il vous plaît de me laisser dans le doute, ne m'épargnez pas. Mais s'il est vrai que... par impossible... vous ayez besoin de moi, il me semble que je trouverais le moyen de vous être utile, peut-être... si vous vouliez du moins... Le voulez-vous?

Georges Bernanos, L'imposture (Castor Astral, 2010)

00:06 Publié dans Chemins de traverse, Georges Bernanos | Tags : littérature, roman, extraits, livres | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg

La liturgie des Heures - 41 / A None -IV

La liturgie des Heures - XXXXI. A None - IV

liturgie,spiritualité,hymnes 

La mort n'a pas le dernier mot
Si la Parole est éternelle
Le Premier-né de nos tombeaux
Dans sa victoire nous entraîne
 
Si tout s'absente et tout se tait,
C'est que la graine dort en terre
Nous n'aurons pas d'autre sommeil
Hors le repos dans la lumière
 
Qui ne voudrait connaître enfin
Le ciel ouvert à tant de larmes
Tout n'est que cendre et rien n'est vain
Même la mort est périssable
 
Voici le seuil le rendez-vous
Voici le terme où tout commence
La mort s'éteint derrière nous
Et devant nous voici l'enfance

image: Gentile da Fabriano, Spedale di Santa Maria del Buon Gesu (collezioni-f.it)

source: Hymnes nouvelles pour la liturgie - Sanctoral et Communs (Mame/Desclée, 2016)

00:05 Publié dans Liturgie des Heures | Tags : liturgie, spiritualité, hymnes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | Pin it! | | Digg! Digg